•  

     Ce jour, les massifs étant d'accès autorisé, je file vers le vieux bourg fortifié, mais en ruines, de Nans les pins (...les pins étant une appellation récente afin de donner un accent provençal au village, tout comme Sausset les pins, machin truc en provence...) .

    Le bourg fortifié existait déjà au VIIIème siècle  mais le château féodal ne date que du 12e. 

    Le fortilicium, le bourg et le château, ont été habité jusqu’au 15e siècle puis les nansais sont ensuite descendu vivre dans la plaine.

     

    Au début du 18e siècle, le bourg aurait servit de lieu de quarantaine aux personnes atteintes de la peste.

    Pour cette balade qui se veut une "reco" pour la rentrée des Amis de L'huveaune dans le cadre de nos balades mensuelles, ce n'est pas le fortilicium qui m'attire aujourd'hui, il y a de gros travaux et la visite en est délicate, mais la colline adjacente où restent les vestiges d'un oppidum Celto-ligure et une Sainte Croix, qui a donné son nom à la  colline...ou l'inverse.

    La voiture est garée sur la route qui monte de Saint Zacharie vers le plan d'Aups, au niveau du Pas de Peyruis. Je ne prends pas la piste de la Taurelle mais une sente non balisée qui file sur la petite hauteur qui domine le domaine de la Taurelle. 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     Jolie sente, petite grimpette sans difficulté, le tracé est évident, sans négliger de parfois, chercher un peu.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     puis, une fois sur l'autre versant, descente en direction de la piste que je traverse illico, pour me retrouver tout près du premier étang, assez bien caché, l'eau coule, petit affluent sans nom de l'Huveaune.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    paradis des grenouilles et autres bestioles qui grouillent en ces lieux. Mon approche, pourtant "à pas de loup", déclenche de nombreux plongeons de batraciens. 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    je file le long de la lisière des champs, le ruisseau est bien en eau, je chemine à l'ombre...parfait ! Le second étang, le plus grand, est presque à sec, l'eau vaseuse et boueuse à souhaits.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    puis, c'est le troisième, avec là aussi très peu d'eau 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    dans la flotte glauque, les énormes poissons rouges de la famille des carpes, attendent des jours meilleurs.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     J'arrive enfin sur les berges de l'Huveaune, au niveau de la grande martelière, vestige d'un probable moulin, le petit fleuve est complètement à sec.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    je traverse et file, en face, sur le large sentier qui grimpe rude en plein soleil vers la Mantelette 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    de belles toiles d'araignées s'étalent dans la bauque, en forme d'entonnoir, épeires ? 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    je quitte la piste pour l'ancien sentier, qui fait un détour mais est nettement plus agréable, de plus l'ombre y est généreuse 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    pour arriver à la ruine de la ferme de la Mantelette, belle bâtisse partiellement ruinée, entourée de tilleuls. 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    Plein sud, la vue sur les trois niveaux de barres rocheuses, de bas en haut :

    - le cirque de la Castelette (sources de l'Huveaune)

    - le roc du Caire

    - la barre de la Sainte Baume et le Saint Pilon 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     Une belle vigne apparaît, hélas, très vite je vois qu'elle est à l'abandon, ne survivant que parce qu'elle en a pris l'habitude, les sumacs l'envahissent et il n'y a aucune grappe en formation.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    la piste fait place à un sentier en sous-bois, pente douce, cheminement agréable 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    dans une trouée de végétation apparaît le Fortilicium de Nans, on peut voir les échafaudages immenses sur la gauche, pour la restauration et sécurisation du site 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    sur la droite, mon objectif, la Sainte Croix 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    je pénètre dans la forêt de yeuse, la grimpe commence 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    sous les gros rochers, un gouffre comblé 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    puis l'extrémité ouest du fort apparaît, une tour de guet 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    Les ruines du fort commencent ici et descendent vers l'est en direction de l'ancien bourg dont l'accès à partir d'ici est interdit pour travaux

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     je rebrousse chemin et file vers la colline Sainte Croix

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    le sentier botanique, abandonné comme c'est souvent le cas pour ces beaux projets, on fait travailler des scolaires, souvent à grand renfort de publicité à travers les médias, sentier botanique, replantation d'arbres, etc mais aucune suite n'est donnée, le tout périclitant très vite, je ne sais pas si c'est vraiment de la pédagogie... 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    je quitte ce sentier botanique pour grimper au sommet, une aire noire de charbon me dit qu'ici il avait une charbonnière, je cherche et rapidement je trouve les vestiges de la cabane du charbonnier...ça ne rate pas. 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    plus haut, les premiers vestiges de l'oppidum se dévoilent, énormes blocs montés en murs de fortification 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     Les restes de l'oppidum de Sainte-Croix, dont ses remparts datés de l'âge de fer, permettent de savoir que les lieux étaient occupés à partir de l'an -200, et pour une période de deux siècles environ.

    Le nom originel du village Nanto, date de cette époque et vient d'un mot celte voulant dire vallée 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    au sortir du couvert de la forêt de yeuses la croix est là, sur son socle bien branlant, haubanée par du fil de fer pour résister au vent dominant, le Mistral. 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     en bas, vue sur le fortilicium et le nouveau Nans

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    Sur le socle, quelques gravures, pas très anciennes malgré tout. 

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     Après une longue pause au bord du vide, à l'ombre de la croix (tiens, ça me fait penser au poème chanté de Georges Brassens, "la supplique" qui saura me dire pourquoi ?) yes

    Descente de mon perchoir par un sentier non balisé qui n'existe pas sur les cartes, puis retour sur la piste de la Mantelette

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     les restanco de la Mantelette, oliviers à l'abandon, comme la vigne située un peu plus haut.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    l'Huveaune étant à sec, je traverse sans mouiller les semelles et me retrouve rapidement le long du petit ruisseau, bien en eau lui, qui me ramène vers la ferme de la Taurelle.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     je passe devant la cabane qui abrite la moto-pompe qui desservait la ferme.

    Ce moteur dont la pompe a disparu, m'intrigue, serait-ce un très vieux Baudouin monocylindre à essence des années 1920/30 ? la qualité de la fonderie me le fait penser. Un lourd volant à ailettes pour le refroidissement du nid d'abeilles enserrant la bougie d'allumage en place, poulie en bois pour courroie plate en cuir, une magnifique pièce de musée, dommage que ce soit incomplet.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

    arrivé sur le très beau domaine de la Taurelle et ses alignements de mûriers, je laisse de côté les vestiges de l'habitat gaulois.

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     je passe devant la ferme, en ruines, comme de bien entendu, et retour au point de départ par la piste.

    Fin de jolie rando "patrimoine".

    Vieux Nans les pins, la Sainte Croix

     L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans

    l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.

     Pour les secours composer le 112


    5 commentaires
  •  

     Ce matin-là les massifs du Var sont en accès autorisé malgré un risque sévère de sécheresse.

    Le ciel est laiteux, une légère couverture nuageuse calme les ardeurs des rayons solaires, de plus, un petit vent d'est donne presque une sensation de fraîcheur.

    Direction le très beau village de Mazaugues, plein est du massif de la Sainte Baume, au pied de la longue barre rocheuse couvrant la Petite Colle et le Mourre d'Agnis. Je sais que la grimpette va être rude, le GR des crêtes est salement pentu au départ du village.

    La voiture est agrée derrière l'église Notre Dame de l'Annonciation, qui, étonnant hasard fait bâtisse commune avec le très vieux moulin à huile, toujours en service.

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    D'anciennes machines du pressoir à huile sont exposées, Mazaugues est non seulement fier de son passé paysan mais il le revendique. 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     le GR grimpe rude dans la rue du Château puis atteint la piste de Caucadis Nord, passé la barrière DFCI, ne pas rater la bifurcation dont le balisage du GR est bien caché.

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     maintenant, plus aucun risque de se perdre, il suffit de grimper, et pour grimper...ça grimpe d'autant que le sentier est en très mauvais état, rendant la progression difficile, mais bon, je ne vais pas me plaindre, je le savais, ici je suis en terrain connu.

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     après une longue grimpette quasi rectiligne sauf un virage à 90° j'arrive sur un premier balcon qui ouvre une très belle vue sur la plaine de Mazaugues

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     puis, plus haut, de charmants passages sous les yeuses avec de l'herbe, de la vraie herbe de part et d'autre du sentier, 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    et c'est l'arrivée sur les crêtes, le panorama éclate de beauté, dommage la verrue de l'abominable champs de panneaux solaires il paraît que c'est de l'écologie de raser des forêts pour y implanter des panneaux solaires qui seraient bien plus à leur place sur les toitures des bâtiments dans les zones industrielles...

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    je quitte le sentier lorsqu'il s'écarte un peu trop du bord de la falaise, tant pis, je rate les quelques passages ombragés, mais ça vaut la peine 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     assez rapidement je suis au petit sommet de la Petite Colle (petite colline, du provençal coulet, colline) . Là-bas, les éboulis du cirque des Escarettes apparaissent, grandioses.

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     je profite du passage sous un tunnel de yeuses (chênes verts) pour faire descendre la température corporelle, ça commence à chauffer, plus de nuages, plus de vent.

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    je file vers la butte, tout là-haut, les Baus sommet à 905m.

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    au pas (col) qui suit la Petite Colle, je repère le départ du sentier que je prendrai au retour, une borne et une stèle en marquent l'emplacement. 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    une longue grimpette sur le versant bien ensoleillé m'attend

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    là encore je chemine en bordure de falaise, c'est un peu plus délicat mais bien plus agréable quant à la vue 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    sur la gauche, versant sud, les rochers erratiques de la plaine d'Agnis sortent de la végétation, ils sont appelés les "dolomites d'Agnis", un rapace survole le plus gros d'entre eux.

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    me voilà au point haut, altitude 905m, je cherche un coin ombragé pour ma pause, un beau chêne pubescent me l'offre avec, en prime une beau parterre de bauque (herbe à brebis, prononcer baouque). pause longue et pourquoi pas, sieston au calme loin de toute agitation.

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    je reprends malgré tout le chemin du retour direction le pas de la Petite Colle et son sentier qui dégringole dans le vide, le long de la falaise 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    Bien caché, le départ est marqué par un cairn, sujets au vertige s'abstenir 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     forte descente sur un sentier étroit, de nombreux passages ombragés le rendent, néanmoins, agréable

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     bien au dessus, le sommet de la Petite Colle, la perte d'altitude est rapide 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    loin derrière, déjà, le cirque des Escarettes 

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

    l'ubac de Serene est en forte pente, on pourrait s'en douter, mais après le passage au pied  de la Tête du Bau le chemin devient plus large, puis la route goudronnée me ramène dans le village qui fait la sieste, comme il se doit.

    La fontaine laisse couler une eau fraîche qui, tout à coup, me donne soif, ciel elle n'est pas potable !

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene 

    je sors le plan B et file vers le sympathique Café du Midi m'abreuver d'une excellente mousse sous les platanes de la place.

    A noter que ce café n'est pas radin, il offre même gratuitement l'heure aux passants...pendule figée à l'heure de l'apéro bien entendu !

    Var, le Colle noire et l'ubac de Serene

     L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans

    l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.

     Pour les secours composer le 112


    3 commentaires