• Le voilà enfin !

    Il vient juste sortir de chez l'imprimeur, c'est mon dernier né de 2017.

    Un roman dont l'histoire se déroule en Provence et à la fin du XIXème, début du XXème siècle, ma période préférée.

    La Fille de la Sainte Baume, c'est cette jeune fille, Alexine la sauvageonne, animée par  de grands rêves de femme libre de ses actes, amoureuse de  sa montagne et de la Nature.

    L'histoire débute au pied du massif de la Sainte Baume à Nans (aujourd'hui Nans les Pins ), puis va faire une escapade marseillaise, revient ensuite au pied du massif, mais sur l'autre versant, du côté de Signes et le superbe plateau du Siou-Blanc, la boucle se refermant, tout se termine à Nans.

     

    Mon dernier roman, La Fille de la Sainte Baume 

    photo de couverture : les gours de l'Huveaune tout près de ses sources. Photo jlF 2017

     

        Il était une fois des vieux métiers aujourd'hui complètement oubliés, voire totalement inconnus. C'est le cas des enguentiés, ces hommes qui fabriquaient la précieuse huile de cade dans des fours en pierres, sur les plateaux arides du Siou-Blanc et de la Provence littorale. De ces fours, il ne reste plus que quelques vestiges réduits en de vulgaires tas de gros cailloux. Depuis quelques années, certains ont été restaurés avec bonheur, les préservant d'un oubli total.

     

         Alexine la sauvageonne va tomber raide amoureuse de Joseph, ce bel enguentié, aussi épris de sa liberté et de la nature qu'elle peut l'être. Hélas, comme souvent, la merveilleuse histoire d'amour finit mal.

    De la vie de cette jeune fille exceptionnelle, au travail des enguentiés en passant par la dure vie paysanne dans notre belle Provence et par un Marseille du début des années 1900, ce roman nous entraîne dans une aventure d'une autre époque qui a tendance à s'échapper de notre mémoire.

    - Les lieux réels mis en scène:

    Le village de Nans, le massif de la Sainte Baume, Marseille, Signes, le plateau du Siou-Blanc et l'Huveaune aux eaux vert-émeraude.

     

    - Les personnages légendaires et mystiques :

    Les masco (sorcières) de la Sainte Baume et Marie-Madeleine la sainte qui vint se réfugier dans la grotte sacrée.

     

    - Les personnages créés par l'auteur :

    Alexine la sauvageonne, Dechesnes le violeur, Victorine la Moustieraine, Jan le berger, Noémie la marseillaise érudite, sans oublier Marius et Joseph, les deux amours d'Alexine...et bien d'autres personnages  attachants et aux caractères bien trempés.

     

     Ce roman provençal de 428 pages en format 15x21, est disponible à la vente auprès de l'auteur  au prix de :

    20 euros + 4,60 de port soit : 24,60...=  22, 00 euros. 

    Et avec plaisir, une dédicace personnalisée sur simple demande.

    • Sur cette page par la rubrique commentaires ou contacts ou par mail : calypso-13@hotmail.com
    • Sur le site de l'éditeur, clic ici 
    • Disponible sur les plateformes de distribution comme Amazon, mot clef : jean luc fontaine.
    • ********

    Quelques extraits :

    ...Dans la poussière du chemin, un peu ébloui par le soleil qu’il a dans les yeux, il voit arriver une silhouette qui lui est chère, une danseuse des bois, légère, fraîche et belle comme un astre, Alexine.

    La jeune fille porte un panier d’osier sur la hanche, comme le font les vendangeuses, arrivée à leur hauteur, elle dépose sa charge, y prend deux gobelets qu’elle remplit d’une eau fraîchement tirée du puits.

       — Pour la soif, dit-elle en se moquant devant leur mine surprise, le vin ce sera pour après, quand le gosier sera dépoussiéré.

    Marius et Jan se redressent, le Père, à la différence de Marius se tient les reins et esquisse une grimace de douleur, mais ne dit rien.

    Le verre, bu d’un trait, d’un geste bien coordonné, ils s’épongent le front d’un revers du bras et s’exclament en chœur :

       — Ouf, ça fait du bien !

    Ils se regardent et partent d’un grand rire, devant cette réaction venant du fond de leur être.

    Alexine sort quelques provisions du panier et propose avec son plus beau sourire :

       — Du pain, du fromage et un peu de vin, ça vous va ? Et plus bas, presque en confidence, il y a aussi deux cuisses de lapin rôties et parfumées au pèbre d’ail, celui que j’ai piégé hier matin, elles sont succulentes, pas un brin de gras, que de la chair ferme nourrie avec ce que notre montagne donne en abondance.

    Marius n’ose pas toucher à cette nourriture, qui par ailleurs lui fait terriblement envie, c’est la première fois que quelqu’un vient lui apporter à manger quand il travaille, et puis, ces victuailles offertes généreusement par plus pauvre que lui, ça l’émeut profondément.

    Le trio s’éloigne du champ et va s’asseoir sur le talus à l’ombre d’un olivier, les hommes mangent en silence, Alexine sourit, elle vient de donner du plaisir à son père, il est fier d’elle, elle s’en aperçoit.

       — Tu vois, Marius, il y a parfois du bon à être pauvre, il ne faut presque rien pour avoir beaucoup de bonheur. Crois-tu que les riches pourraient avoir autant de plaisir que nous à dévorer ces cuisses de lapin, le cul dans la terre ?

       — Sans compter le plaisir d’être servis par une aussi belle jeune fille, si vous le permettez, Jan.

       — Tu as raison Marius, il faut être un jeune homme pour voir qu’Alexine est une belle jeune fille, moi je la vois encore petite gamine, un vrai garçon manqué, celle-là, qui ne pensait qu’à courir les bois et jouer de la fronde pour chasser les pies.

    *************

    ...Une gamine d’une douzaine d’années, sale, mal coiffée, toute habillée de noir et chaussée de gros godillots cloutés est arrivée, s’est plantée devant elle et a commencé à l’observer, sans aucune gêne, soutenant effrontément le regard étonné de la Bello Damo.

    Sans se départir de son sourire, Alexine a coupé une large tranche de pain, y a étalé une épaisse couche de confiture d’abricots, l’a tendue à la gamine, lui a fait son plus doux sourire et lui a dit :

       — Je ne suis pas une « Bello Damo » ce n’est qu’un surnom qu’on me donne sans mon avis, je suis Alexine, je suis née comme toi dans cette montagne, je fais du pain et d’excellentes confitures, tu veux y goûter ?

       — On dit que tu offres ton pain aux pauvres du village, c’est vrai ?

       — J’en offre à ceux qui ont faim, je le vends aux autres et je fais des petites tartines aux enfants qui viennent me dire bonjour et qui me disent leur nom.

       — Je m’appelle Clothilde, je suis la nièce de Margo la noire, c’est pour moi ça ?

       — Si tu veux, oui c’est volontiers que je te l’offre, en signe d’amitié.

       — Ma tante voudrait te parler, c’est elle qui m’envoie, humm c’est bon, je n’ai pas l’habitude de manger de la confiture !

       — Si c’est pour me menacer ou m’insulter tu perds ton temps, tu peux lui dire que si elle veut la guerre, elle l’aura, je ne suis pas tendre tu sais avec mes ennemis, j’ai l’air d’une oie blanche comme elle dit, mais je suis une masco, une fille de la Santo Baumo, comme elle et toi, alors il vaut mieux pour nous toutes, que nous fassions la paix, même si elle ne veut pas que l’on soit amies, on peut rester à s’ignorer et vivre chacune de notre côté.

       — Tu viendras tout à l’heure, avant le coup de une heure, rue Roumpecuou ?

       — Je verrai, je ne promets rien.

    *********

    ...Un nuage de légers baisers vole sur les yeux et sur les lèvres du jeune homme qui se réveille enfin.

    Assise à cheval sur lui, poitrine nue et arrogante, Alexine regarde Marius droit dans les yeux.

       — Marius, ce qui s’est passé cette nuit sera notre secret, personne ne doit savoir, tu promets ?

       — Tu es cruelle avec moi, mais je promets, tu as ma parole, celle d’un homme amoureux d’une sauvageonne et qui l’aimera toujours.

       — Quand vous calegnoun, vous proumettount proun, quand vous tennount, vous donnoun dou batoun !

    — Quand on vous courtise, on vous promet beaucoup, quand on vous tient, on vous donne du bâton !

    Alexine regarde son amoureux du moment qui tente de lui faire comprendre qu’il n’est pas comme les autres, elle lui tourne le dos et haussant les épaules elle rajoute : 

       — Le premier homme dans la vie d’une femme reste gravé dans sa mémoire, tu seras éternellement mon premier amour, mais toi, avec le succès que tu as auprès des femmes, tu m’oublieras vite, vaï !

    *********

     

    Mon dernier roman, La Fille de la Sainte Baume

     

     


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          Parmi les nombreuses îles qui sont au large de Marseille, les îles du Frioul sont les plus connues et sont les seules à pouvoir être visitées.

    Pomègues et son Tiboulen, Ratonneau, et If avec son célèbre château-prison en sont les 4 de cet archipel.

    Pomègues et Ratonneau, sont reliées par la digue Berry construite en 1822 sous Louis XVIII. Elle a transformé ce qui était depuis les Romains un mouillage forain en un véritable port.

    *****

         Nous faisons la traversée depuis le port de la Pointe Rouge et nous amarrons "Corail Noir" au ponton journalier pour une petite balade sur Pomègues en plein territoire des gabians. (goéland leucophée)

    Frioul

    Nous laissons le bateau à l'amarre et filons sur la piste qui parcours Pomègues, les premiers mètres sont passés assez vite, juste le temps de laisser derrière nous les odeurs de la station d'épuration de l'île, la beauté sauvage  du gros caillou blanc s'offre ensuite devant nous. 

    Frioul

    La baie du Grand Soufre s'ouvre sur Tiboulen, cet îlot fort prisé des plongeurs surtout sur sa face ouest. En plein milieu de la baie, sur plus de cinquante mètres de fond, gît un bimoteur  Junker 88 de l'aviation allemande, épave de la seconde guerre.

    Pomègues, aux îles du Frioul

    la verrière du Junker 88, photo jlf

    Pomègues, aux îles du Frioul 

    Sur un rocher tout proche, un cormoran et un jeune gabian font la conversation

    Frioul

     Nous quittons la,piste principale pour prendre le sentier des lys des sables, hélas, pas de lys en fleurs, mais seulement des feuilles avec le bout tout sec, pour ce qui est de la floraison, c'est mal parti.

    Frioul

    La tour du Pomeguet surplombe l'enclave dédié à la ferme aquacole

    Frioul

    De beaux bouquets de pavot colorent la roche blanche

    Frioul 

    Pavots et Astérisques maritimes se disputent le bord du chemin

     Frioul

     Nous revenons sur la piste et filons vers la cap Caveaux

    Frioul

    De gros massifs d'Astragale sont de part et d'autre 

    Frioul

    Vu d'un peu plus près, toujours rien d'inquiétant... 

    Frioul

    Sous ces adorables pousses vertes se cachent le secret de l'Astragale...

    Frioul

    une forêt d'épines acérées qui font appeler l'astragale...coussin de belle-mère .  Pire que des oursins !

    Frioul

    C'est la fin de la nidification, les gabians veillent sur les poussins et leur agressivité envers le promeneur est proportionnelle au nombre de petits, les adultes crient, volent en essayant d'effrayer le promeneur un peu trop curieux.

    Nous passons sous la tour du sémaphore, en pleine restauration 

    Frioul

    Un ferry frôle Pomègues et s'apprête en rentrer au port, en face, la Bonne-Mère et au loin, tout au fond, le mont Puget, dans les Calanques. 

    Frioul

     Frioul

     un sacré échafaudage !

    Frioul

     en face, au bout de l'île, le fort Caveaux, abandonné et complètement délabré, à partir d'ici, nous entrons dans le domaine des gabians, ils vont être un peu moins conciliants avec les visiteurs.

    Frioul

    Une paire d'œufs 

    Frioul

     et la maman qui couve les derniers œufs

    Frioul

     Le fort est traversé sans s'y arrêter, sale et en ruines, un vague grillage défoncé en interdit l'accès.

    Frioul

    les affûts des canons sont squattés par les pigeons 

    Frioul

    et les blockhaus par les tagueurs 

    Frioul

     Nous filons vers le cap Caveaux et la pointe Marlet, les gabians sont de plus en plus vindicatifs

    Frioul

    le bel olivier déformé par l'aéromorphisme est toujours là, il est même en fleurs, chaque année, il donne sa charge d'olives qui seront mangées par les oiseaux et les insectes. 

    Frioul

    Tout en bas, la difficile d’accès, calanque des Cambrettes. 

    Frioul

     Maman et poussin

    Frioul

     et papa qui bombarde les passants d'une fiente bien ajustée !

    Frioul

     Nous sommes au dessus de la pointe Marlet, nous n'allons pas plus loin, les oiseaux sont agressifs et si le risque est minime, nous ne voulons pas les déranger plus que necessaire, nous faisons demi tour.

    Frioul

     Direction, la calanque de la Crine, pour la pause et la baignade

    Frioul

    en faisant un petit détour rapide vers des ruines de bâtiments au dessus de la calanque des Cambrettes.

    Frioul

    Frioul

     La calanque de la Crine et son îlot, une des plus belles de Pomègues, la plus fréquentée aussi, évidemment !

    Frioul

     Frioul

     la plage est bondée, nous cherchons un coin sympa, certes difficile d'accès mais à deux, c'est complet !

    Frioul

     Baignade dans une eau frisquette

    Frioul

     vraiment petite... la plagette !

    Frioul

    Nous reprenons le sentier des Astragales et revenons vers le port Frioul, le Rocher Troué, Roucas Trauca (on dit traouca) et nous arrivons en vue du port de plaisance.

    Frioul

     Frioul

    Nous récupérons Corail Noir qui nous a attendu sagement, bien que tirant sur son amarre et filons pour un tour des îles du Frioul avant de rentrer au port d'attache à la Pointe Rouge 

    Frioul

     Sur un îlot, deux cormorans huppés se refont une santé avant de repartir inlassablement à la pêche.

    Frioul 

    Frioul 

     Une balade facile sur Pomègues, d'environ 5km800 et 180m de dénivelé.

     

    Pomègues, aux îles du Frioul

     

    L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans

    l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.

     Pour les secours composer le 112

     


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