• nouvelle publication d'un article déjà ancien...

     

    Le tramway qui s'arrête pour laisser aux joueurs de pétanque le temps de terminer la partie qui se poursuit sur les rails, ça c'est du cinéma, c'est du Pagnol et malgré tout ce n'est pas très loin de la vérité dans ces années 30.                                             

        

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    Modernité oblige, ce n'est plus le tram qui est bloqué par les joueurs de boules. 

    Les tramways ouverts à tous les vents, le "wattman" avec sa casquette et ses longues moustaches, les voyageurs accrochés par grappes et esquichés sur les plate-formes, ça a existé et ce n'est pas si vieux.

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    le Wattman, le Receveur, le Contrôleur et le Racleur de rails posant fièrement devant leur nouvelle motrice "Américaine" en 1907.

    Car, contrairement à une idée que la municipalité actuelle veut bien nous faire croire, le Tran-ouai à Marseille c'est de l'histoire déjà ancienne, on est même loin de la nouveauté annoncée à grands coups de médias et de mégas-euros.

    Faire, défaire et refaire...c'est toujours travailler, paraît-il.

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    Sur le quai du port devant la mairie

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    Porte d'Aix ...le quartier a bien changé ! (  note aux autochtones )

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    Sur la Canebière

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    Priorité aux rails du tram, Pont de Vivaux.

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    Quand le tram électrique côtoie encore le tram à chevaux, Canebière.

    Le réseau de trams à Marseille fut un des plus développé qui soit, mais au nom du progrès, les rails furent démontés, les fils électriques arrachés, et Marseille toujours empêtrée dans ses éternels travaux jamais finis, faisait face au dernier progrès du siècle, celui qui allait enfin résoudre les problèmes de transports en commun : j'ai nommé...l'autobus à moteur diesel !

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    Accident, au cours Belsunce

    Seule une ligne a traversé les années sans encombres,  le 68, qui, certainement à cause ou grâce à son tunnel sous la colline de la Plaine, a survécu à ce massacre du bon sens.

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    Pendant le règne marseillais du bus tout diesel, seul le 68 a perduré. 2 générations de motrices, ( j'ai connu les deux ) maintenant remplacées par le tran-ouai à l'horrible "œil cyclopéen" ( avis personnel que j'assume ! ) .

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    Tiens...ce tunnel parlons en !

    C'est vers 1880 que la nécessité d'une jonction régulière entre le centre ville et les nouveaux quartiers de la Blancarde et St Pierre se fit sentir.

    La colline St Michel plus connue sous le nom de la Plaine, présentait un obstacle majeur, les tramways à chevaux de l'époque ne pouvaient en franchir les pentes bien trop raides et ceci dans les deux sens.

    Il fut donc décidé de creuser un tunnel sous cette colline, un tunnel partant du marché des Capucins et débouchant au boulevard Chave, pouvant ainsi desservir  les nouveaux quartiers qui se situent tout au long de ce boulevard rectiligne jusqu'à la Blancarde puis prolongé jusqu'à la hauteur du cimetière St Pierre.

    Quartier St Pierre dans le quel la compagnie y construisit son dépôt.

    Mais...nous sommes à Marseille et rien ne se passe comme ailleurs.

    Le tunnel devait être rectiligne ou presque, mais les équipes qui démarrèrent chacune de leur coté eurent beaucoup de mal à se rencontrer sous terre, le tunnel sera  très vite surnommé le tunnel "en zig zag" , les méandres déambulatoires sont impressionnants, mais bon, au bout du compte, le principal c'est que l'entrée et la sortie soient reliées non ?

    La traction hippomobile est impossible dans ce long tunnel sombre et tortueux,  on a vite imaginé un mode de propulsion absolument génial ( cette ville est capable de tout, du meilleur comme du plus comique ! ) ce sera la traction à vapeur comprimée.

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    Système ne présentant que des avantages, aucune pollution, aucune fumée, pas même de fils électriques.

    Un générateur de vapeur sous haute pression situé au dépôt St Pierre permettait à la motrice d'effectuer un aller-retour avec une bonne marge de sécurité.

    Mais déjà, en 1904 l'ensemble des lignes de trams était électrifié, la ligne 68 avec un départ toutes les 6mn et 2 remorques étant  à la pointe du progrès.

     

    Les dérives ...késako ?

    Marseille étant une ville entourée de collines, les rues sont souvent en pente, voire en forte pente, la traction sur des rails en acier posait parfois quelques soucis aux Wattmen et les freins des motrices malgré les  progrès réalisés depuis les célèbres freins "bifteck" n'arrivaient  toujours pas à stopper les machines lourdement chargées. Les roues en acier glissaient sur les rails en même acier, par ailleurs bien souvent salis de feuilles mortes. Ces freinages en catastrophe qui souvent se terminaient en accidents, parfois mortels sont appelés pudiquement, des dérives !

    Plusieurs procédés de freinage furent essayés dont un système à griffes, qui aujourd'hui, ferait hurler  les commissions de sécurité.

    Les freins à cale, destinés à empêcher la motrice de partir à reculons lors d'un arrêt, manoeuvrés depuis la plate forme ils n'étaient efficaces que dans les montées, mais qui dit montée dit aussi descente ! et là le problème restait entier.

    Le système le plus farfelu, les freins à griffes.  Bd Vauban dont la pente particulièrement raide avait vu nombre de machine partir en dérives, il fut mis en place un dispositif incroyable.

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    Tout le long de chacun des rails, avaient été solidement fixées de longues poutre de bois dur et les freins de la motrice furent modifiés. Des espèces de herses s'abaissaient et garnies de pointes d'acier venaient griffer le bois et bloquer la machine en projetant de longs copeaux qui partaient en tous sens dans l'affolement général.

    Le dispositif fut vite abandonné, son inventeur sombra à juste titre dans l'oubli.

    Il restait le sable, qui, expédié sur la voie par un ingénieux dispositif à pédale, permettait aux roues de ne plus glisser sur l'acier du rail. Un système qui, s'il ne faisait pas toujours le bonheur des orteils des voyageurs esquichés sur la plate-forme, et placés trop près du wattman, était en tous cas efficace au point que ce système perdura très longtemps.

    Une des plus anciennes dérives se passe en 1893, un tramway à chevaux descend le Bd de la Libération (anciennement Bd de la Madeleine), tous freins serrés à cause de la forte pente, quand, ceux-ci pour une raison inconnue viennent à lâcher.

    Emporté par son poids, presque 3 tonnes, le véhicule en arrive à pousser ses chevaux qui ne peuvent rien faire. Le lourd véhicule vient heurter une charrette et va se fracasser contre un platane, les passagers effrayés, seront indemnes mais les chevaux, victimes innocentes de ce carnage durent être abattus.

    Il y en eu bien d'autres, hélas, dont cette dérive meurtrière qui au Bd de la Blancarde fit 8 morts et une cinquantaine de blessés.

    Les bons vieux tramways d'autrefois firent payer le prix fort aux wattmen, les premiers exposés en cas de dérive. 

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    1931...et déjà beaucoup de circulation

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    Cours Belsunce

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    Quai de la Fraternité, bas de la Canebière

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    Au départ de la ligne Aix-Marseille, un exploit compte tenu de la distance et des rudes montées à franchir. 

    Dès 1914, La Canebière est desservie par 27 lignes, à raison d'une voiture au départ toutes les 10 secondes et desservant tout azimut.

    Les lignes allaient fort loin en banlieue, beaucoup plus loin qu'aujourd'hui soit dit en passant, et assuraient une véritable liaison entre l'extérieur de la ville et le centre.

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    A la Valentine, emplacement de l'actuel "Géant Casino", en 1907.

    En 1907 fut inaugurée la ligne des Camoins, dont Pagnol dans la gloire de mon Père cite ces passages savoureux :

    "Nous sommes au rendez vous, dit mon père. Ces platanes que tu vois là bas, ce sont ceux des quatre saisons ! Et regarde ! dit-il soudain en montrant l'herbe épaisse qui bordait le pied du mur, voilà une belle promesse !

    Dans l'herbe s'allongeaient d'immenses barres de fer toutes rouillées.

    - Qu'est ce que c'est ?  demandai-je

    Des rails ! dit mon père. Les rails de la nouvelle ligne de tramway ! il ne reste plus qu'à les mettre en place ! "

    Les travaux durèrent bien plus longtemps que prévu mais le tram, fut à la hauteur des espérances. Une superbe motrice et deux remorques dites "Américaines" avec boggies, liant le luxe et le bon goût.

    Idée fort intéressante pour l'époque, une grande partie de la voie ferrée est construite sur un bas coté indépendant de la route, ce qui va être un atout majeur pour favoriser la vitesse de ces "voitures sans chevaux se jouant des plus fortes montées".

    Le désenclavement de ces contrées encore rurales à l'époque fut réussi, au point qu'aujourd'hui on ne parle même plus de banlieue en ce qui concerne ces quartiers.

    Ces bas cotés existent toujours, le tram n'y passe plus depuis belle lurette, décharges sauvages et autres incivilités occupent l'espace, rançon de ce qu'on appelle le progrès !

    Les 12,600 km du trajet couverts en tout juste 50 mn, de quoi faire honte au malheureux automobiliste prisonnier de la circulation actuelle, tout comme d'ailleurs le passager du bus !

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    Les Camoins, la Valentine, la Pomme, st Marcel , la Valbarelle, la Millière, mais aussi, l'Estaque, Mazargues et ...Plan de Cuques, tous ces quartiers ( ici on dit "villages" ) excentrés étaient desservis par le tram ...jusqu'à ce que le progrès arrivant, le bus ne le détrône et vienne de nouveau écarter ses habitants d'un moyen de transport en commun efficace et rapide. 

    Qui n'a pas essayé, de nos jours,  de rejoindre le centre ville depuis les quartiers Est, ne sait pas de quelle galère il s'agit, le bus coincé dans les embouteillages.

    Le tram dernière génération moderne et silencieux, fait parfois double usage avec le métro, voire triple en comptant le bus, mais seulement dans les quartiers du centre ville, la galère revient dès qu'on s'en éloigne un peu...

     

     Images du net et divers autres sources, dont un lot de photos, cadeau de grande valeur, de mon amie Arbouse.


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     Ce matin là, tous les massifs sont autorisés, ma grosse envie d'aller balader peut être assouvie. Pas de grosse rando, mais une balade solitaire dans "mon" superbe massif de la Sainte Baume. Une errance au gré de mes envies.

    la voiture est garée sur le parking de l'Hostellerie, la grotte sacrée et son monastère sont juste en face au sortir "par le haut" de la forêt relique.

    Flânerie à la Sainte Baume

     Peu de monde, voire quasiment personne à cette heure du jour, sur le beau sentier du Canapé, le premier être vivant rencontré est un habitant de ces bois. A vrai dire un beau bestiau mais sans aucune conversation, ce qui tombe bien car je n'ai pas envie de parler, seulement voir et écouter la forêt et cette montagne qui m'enchante depuis toujours.

    Flânerie à la Sainte Baume

     Lucane cerf volant, mangeur de bois mort

    Le sentier du Canapé est un lieu où les grands arbres abondent encore, pour combien de temps ? car des lois scélérates sont en cours de préparation quant aux lieux jusqu'ici préservés.

    Ifs géants, hêtres et chênes plusieurs fois centenaires y sont chez eux, admirons-les tant qu'il y en a encore.

    Flânerie à la Sainte Baume

     Un grand hêtre qui va chercher la lumière tout là-haut au dessus de la canopée

    Flânerie à la Sainte Baume

     Un autre hêtre probablement plusieurs fois centenaire qui a vu passer du monde...

    Flânerie à la Sainte Baume

     un if géant, creux et vivant

     Ici et là de nombreux arbres morts jonchent le sol de la forêt, combien de fois ai-je entendu le promeneur dire "ils devraient nettoyer tout ça, c'est sale" .

    Flânerie à la Sainte Baume 

    Un très vieil arbre, mort depuis longtemps, il continue pourtant à donner à manger à des milliers d'organismes vivants

    Flânerie à la Sainte Baume

     Elle est sale la forêt ?

    Les troncs morts fournissent de la nourriture à des milliers d'espèces de champignons, de lichens, de vers et de microbes qui eux-mêmes nourrissent des insectes   qui serviront de repas aux oiseaux et aux petits rongeurs lesquels seront la proie des belettes, martres blaireaux et renards qui eux-mêmes...etc. 

    Alors arrêtons de penser que les arbres ne servent qu'à faire de l'ombre ou un charmant feu de cheminée, ils sont LA VIE tout simplement, une forêt laissée en l'état est une forêt vivante, le contraire de ces lieux plantés d'arbres d'ornement, ratissés et taillés où les feuilles mortes vite ramassées ne forment aucun humus.

    La partie vivante d'un arbre se trouve dans les quelques centimètres situés sous son écorce, le centre du tronc constitue la partie morte, les grands ifs le montrent bien, ils sont creux de haut en bas...et pourtant bien verts et vivants.

    Flânerie à la Sainte Baume

    Flânerie à la Sainte Baume

      Qui est arrivé le premier, l'if géant ou la roche descendue de la falaise ? L'un et l'autre se sont accouplés, et ne se sont plus quittés.

    Flânerie à la Sainte Baume

     La roche aussi dans cette forêt a des histoires à raconter, il suffit de regarder, d'écouter et d'imaginer...un peu.

    Flânerie à la Sainte Baume

     des ruisseaux construits avec des pierres canalisent l'eau des gros orages sur le côté pour éviter le ravinement des chemins

    Flânerie à la Sainte Baume

     là, un amas rocheux mime un dolmen

    Flânerie à la Sainte Baume

     les compagnons tailleurs de pierres, charpentiers et ferronniers ont ici laissé leurs traces, Marie Madeleine n'est-elle pas leur sainte patronne ? 

    Plus haut, j'arrive au monastère, le chemin de croix est là, avec ses 151 marches d'escalier, il n'y a toujours personne, seule la cloche vient de sonner le "demi" mais de quelle heure ? aucune importance.

    Flânerie à la Sainte Baume

     l'entrée et ses symboles, son histoire

    Flânerie à la Sainte Baume

     regardons de plus près...

    Flânerie à la Sainte Baume

     l'arbre sur le côté gauche, curieux non ? de vraies branches, de vraies feuilles mais le tronc est en...ciment, très à la mode au XIXème siècle en Provence, ces "rocailles" étaient fréquentes, celle-ci est de très belle facture. Un arbre s'y est laissé prendre et a poussé à l'intérieur.

    Flânerie à la Sainte Baume

     Le blason royal de l'entrée du monastère, martelé sous la Révolution, on y voit encore des fleurs de lys.

    Flânerie à la Sainte Baume

     La scène du calvaire, créée par le père Vayssière et inaugurée le 8 juillet 1914.

    Flânerie à la Sainte Baume

     Sur l’esplanade, face à la grotte sacrée et dominant la plateau du Plan d'Aups, la très belle Piéta, XIII ème station du chemin de croix.

    La messe étant prévue à 11 heures, j'ai le temps d'entrer et de visiter.

    Flânerie à la Sainte Baume

    La grotte sacrée est vide, je suis seul et peut aller et venir à ma guise, dans le respect et le silence, cela va de soi. 

    Flânerie à la Sainte Baume

     l'Autel

    Flânerie à la Sainte Baume

     derrière l'Autel, la statue de Marie Madeleine représentée sur sa couche, le seul endroit de la grotte où il n'y a pas de suintements d'eau.

    La statue créée par Fossati 1741/1828 ornait à l'origine le mausolée d'Omer de Valbelle avant la Révolution et représentait...Sainte Monique, la révolution  renversât tout.

    Le bienfaiteur préfet Tesseire l'acquit en 1882 avec trois autres pleureuses et en fit don, celle-ci vint à la grotte sacrée  et changeât de sainte.

    Flânerie à la Sainte Baume

     De derrière l'autel, la vue sur l'entrée et les 7 vitraux de Pierre Petit, Compagnon Vitrier des Devoirs Unis qui les créa et en fit don entre 1973 et 1983.

    Flânerie à la Sainte Baume

     Flânerie à la Sainte Baume

     Le "Noli me Tangere" ...ou ne me retiens pas. 

    Flânerie à la Sainte Baume

     la signature de Pierre Petit sur un vitrail

    Flânerie à la Sainte Baume

     Saint Michel terrassant le dragon

    La lecture de la grotte sacrée prend des heures, abrégeons cette visite et revenons sur l'esplanade, un coup d’œil sur la falaise, au dessus de l'abri du Pèlerin, nous montre quelques cicatrices, la Grotte Sacrée ayant subit de nombreux mauvais traitements au cours de son histoire.

    Flânerie à la Sainte Baume

     des trous de boulins, des fragments de tuiles, montrent qu'avant la révolution, le bâtiment était construit majoritairement en bois et contre la falaise. Pendant la Convention les moines sont expulsés de la Sainte Baume, les pilleurs saccagent et volent tout ce qui peut l'être, portes fenêtres, mobiliers et détruisent le site par le feu.

    Flânerie à la Sainte Baume

    fragments de tuiles encastrées dans une rainure de la roche

    L'heure de la messe arrive, il est temps pour moi de repartir et de continuer ma flânerie dans les bois, la descente des 151 marches du chemin de croix ne se fait pas sans mal pour les vieux genoux, mais tout se mérite. 

    Flânerie à la Sainte Baume

     je file désormais sur le sentier en balcon, sous le monastère, vers l'ouest

    Flânerie à la Sainte Baume

    Flânerie à la Sainte Baume

     un oratoire "sauvage" et bien caché...  

    Je vais où maintenant ?

    Vers la grotte aux Oeufs ou au Pas de la Cabre ?

    Vu l'heure et le ciel voilé qui ne donne pas trop de chaleur, je grimpe par le sentier du Pas de la Cabre, je reviendrai par le sentier rude du Pas de Brancaille après un cheminement en crêtes.

    Flânerie à la Sainte Baume

     l'approche du Pas de la Cabre, sentier en balcon souvent en bordure de falaise

    Flânerie à la Sainte Baume

     tout en bas, l'Hostellerie

    je file directement vers le pas de Brancaille, le GR en crêtes est difficile, mais c'est le lot des sentiers de montagne, ici pas d'autoroute.

    Flânerie à la Sainte Baume

     Au Pas de Brancaille, un beau cairn marque le départ de la sente qui redescend, 

    Flânerie à la Sainte Baume

    Flânerie à la Sainte Baume

     un papillon Citron butine des fleurs de lavande 

    Après le fameux entonnoir glissant, je fais une pause salutaire sur un balcon vertigineux

    Flânerie à la Sainte Baume

     Flânerie à la Sainte Baume

     adossé à la paroi, face au Plan d'Aups tout en bas.

    Flânerie à la Sainte Baume

    La descente se poursuit, les arbres semblent vouloir me parler aujourd'hui 

    Flânerie à la Sainte Baume

    celui-là me tend les bras 

    Flânerie à la Sainte Baume

     et cet autre mime une pieuvre qui cherche à m'envelopper de ses tentacules

    Flânerie à la Sainte Baume

     ce chêne est un de mes amis, je ne manque jamais de venir l'embrasser quand je passe ici.

    Flânerie à la Sainte Baume

     tout en bas le célèbre chêne multicentenaire Merlin maintenant un peu plus seul,  son compagnon Héraclès ayant rendu l'âme, trop sollicité par les hommes.

    Sur le chemin de Giniez, l'oratoire de Saint Louis porte l'inscription "sauvegarde du Roy" ...

    Flânerie à la Sainte Baume

    revenant de Croisade Saint Louis épuisé et malade fait un détour pour venir à la Grotte Sacrée, sans manquer de signer un décret permettant de protéger cette forêt, prolongeant ainsi celui de Philippe le Bel. 

    Flânerie à la Sainte Baume

    la fontaine laisse filer encore un peu d'eau malgré la sécheresse, bâtie en 1954, elle marque la fin de ma balade, je retrouve l'allée Royale puis sort du couvert de la forêt, je suis au parking écrasé de soleil...et de touristes.

     

    L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans

    l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.

     Pour les secours composer le 112

     

     

     


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