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Hautes Alpes, le sommet de la petite Céüse
C'est une rando peu connue qui est au programme de ce jour.
Faisant face aux superbes falaises du pic de Céüse, sa "petite sœur" Céüsette dresse son mamelon rocheux aux alentours de 1680m.
Pour y accéder, nous partons du parking du col des Guérins, un sentier balisé en GR de pays grimpe en lacets dans l'alpage.
la falaise de Céüse
Nous laissons sur le côté la large piste et filons sur cette sente qui monte rudement sur le versant domaine des brebis, les patous veillent, nous sommes avertis.
rapidement la végétation devient rase, broutée allègrement par des milliers de brebis qui stationnent sur cette montagne
en bas, la vallée de Gap émerge d'une brume sale
les troupeaux annoncés sont là et les patous arrivent en courant, nous ne traversons pas la pâture, respectant le troupeau et ne voulant pas nous attirer les foudres des chiens, d'autant que la carte nous montre que nous pouvons atteindre notre but en quittant momentanément le sentier, pas de souci !
Même si nous ne voyons pas encore le mamelon du sommet, nous savons où il est et filons à l'estime
nous traversons la piste laissée plus bas et reprenons, pour le plaisir, notre grimpe dans la prairie pentue
le sommet est en vue, il nous faut tout d'abord, pour y arriver, atteindre une longue croupe herbeuse, franchir une barre rocheuse par une cheminée, puis reprendre une autre croupe qui va nous emmener à notre premier objectif, le sommet de Petite Céüse.
nous voilà au pied de la petite cheminée, facile à passer mais qui ce matin-là est traîtreusement humide.
C'est parti, ça patine un peu au départ puis les prises arrivent
cheminée suivie d'une petite vire aérienne sympathique
seconde croupe herbeuse en pante raide , le sommet est nettement en vue
et voili voulou nous y sommes !
Mais la rando est loin d'être terminée, nous allons filer maintenant sur le versant opposé pour descendre dans le ravin où se trouvent les ruines éparses du village abandonné de Céas.
retour vers la cheminée, à peine moins glissante au fur et à masure que les rayons solaires l'atteignent
nous suivons la piste balisée qui part en direction du col des Guérins, et dans un virage, nous prenons un sentier difficile à trouver car son départ est bien caché en venant d'ici
longue descente en direction du col de Bois Rien au pied de Petite Céüse que chemin faisant, nous contournons .
quelques ruisseaux quasiment à sec sont à traverser
des passages partiellement éboulés maltraités par le passage des vaches
et remontée sur une belle croupe où devrait se trouver Céas
Nous trouvons le balisage jaune du sentier de PR qui remonte vers les crêtes, nous le suivons et...pas de Céas !
Nous savons pourtant que ces ruines sont ici, nous y sommes déjà venus, mystère.
Avant de commencer la remonter vers la crête nous faisons notre pause du médio, quelques vaches nous observent, curieuses.
Tiens...les colchiques sont déjà de sorties !
Nous décidons de revenir vers la zone où DOIT se trouver Céas en prenant un sentier oublié qui revient en arrière mais nettement plus bas que le jaune.
Et voilà, nous y sommes passés tout près sans les voir ces ruines enfouies dans une végétation qui s'est densifiée depuis notre dernier passage ici
la fontaine de Céas
des pans de murs mangés par la végétation
les restes d'une sente caladée, la rue principale ?
Triste sort que celui des villages abandonnés par les hommes, heureusement que la nature, peu rancunière, revient sur les lieux et se réinstalle à son aise sur les vestiges laissés par les hommes. Facile...pour trouver les ruines, chercher où les arbres ont poussé.
Nous reprenons notre route en direction des crêtes qui séparent les vallées de Céas et de Sigoyer.
petite remontée dans les bois, puis les crêtes apparaissent
un beau cairn, un "mont joie" marque l'endroit où le sentier repart dans le ravin opposé
et là, la Croix de Céas, rustique et belle, en bois de genévrier de Céas, elle commémore le temps où les hommes vivaient ici de la nature.
Rude et longue descente dans les bois, tout d'abord en direction de Ravourier
Carline à feuille d'Acanthe...habitée
A Ravourier ne pas rater la maison où "sévit" un sculpteur sur bois, on aime ou pas, mais moi j'aime beaucoup cet art de tirer de la matière des formes que l'artiste laisse imaginer à celui qui regarde
et qui peuvent changer selon l'angle sous lequel on regarde
ensuite nous prenons une piste sous la végétation dense des hêtres, qui va nous ramener vers la route qui monte au col des Guérins
deux hêtres qui sont bien occupés à s'aimer...dirait-on !
remontée de la route sur quelques centaines de mètres, nous serons salués par des chevaux dans l'enclos
et dans un virage, par les chèvres de la chèvrerie de Céüse.
Petit instant pour se désaltérer à l'eau fraîche de la source des Guérins et fin de rando au pied des falaises de Céüse.
une rando exigeante de 14km300 pour un cumul de dénivelé de 900m.
L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans
l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.
Pour les secours composer le 112
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Commentaires
2Le vieux scafDimanche 19 Août 2018 à 09:163Le vieux scafDimanche 19 Août 2018 à 09:17Tu étais en mer ? Vous reprenez le sac à dos ?
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Dimanche 19 Août 2018 à 17:33
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Quelle belle rando encore une fois, et dans une région que nous connaissons pas mal, mais surtout en hiver, ski oblige ! Quant aux sculptures et bien moi aussi je les aime beaucoup, originales. Allez, bisous et bon W.E.