•  Surmontant le superbe cirque de Chaudun et son sentier de ronde, trois sommets : le pic de Gleize, de Chaudun et le difficile d'accès pic de l'Aiguille sont mis au programme pour la rando de ce jour par une Gazelle visiblement en pleine forme.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     La voiture est garée au col de Gleize, à proximité de la cabane des bergers, tout de suite, direction le pic de Gleize. 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    le sentier en lacets serrés au début grimpe fort, rapidement nous avons une vue aérienne sur le col que nous venons à peine de quitter 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    plus trop de fleurs en cette saison chaude, par contre les joubarbes abondent et  certaines arborent de superbes fleurs

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Une carline à feuille d'acanthe...magnifique

    dans le grand coteau désertique et fortement pentu, nous quittons le sentier balisé 15 pour prendre une sente dont le balisage 16 est visiblement délaissé, nous allons grimper au pic, par le côté, par l'arête rocheuse. 

    Sur l'arrière la vue s'ouvre sur 3 autres pics, à gauche le pic de Greysinière, au centre celui de Charance et le Mouttet, à droite au loin, le pic de Céüse et sa falaise semi circulaire.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    rhapontique en fleur

    la sente caillouteuse nous emmène vers l'arête rocheuse 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    un abri sous roche, doublé d'un bivouac abrite une plaque souvenir... 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     passé le premier ressaut qu'il faut escalader avec les mains, apparaît le pic de Gleize, au bout d'une ligne de crête facile

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     et nous y voilà.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     le panorama est magnifique, sur notre gauche, le cirque de Chaudun est ouvert en grand, à gauche notre prochain objectif le pic de Chaudun, à droite le pic de l'Aiguille,

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     et tout en bas, la vallée étroite de Chaudun.

    Nous prenons la sente bien tracée, mais non balisée qui mène au pic de Chaudun, traversant une croupe herbeuse et joliment fleurie

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Centaurée

    le pic facile d'accès est atteint assez rapidement

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     tout en bas, la maison forestière de Chaudun, seul signe qu'ici, il y a à peine plus d'un siècle, il y avait un village.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Parcours en aller et retour obligatoire, nous revenons vers la ligne de crête du pic de Gleize par une sente en diagonale, traversant la prairie en forte pente

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    de nombreuses et rares bérardies laineuses ornent le flanc du pic 

    Le pic de l'Aiguille, 3ème objectif est là...au bout de cette ligne de crête qui va devenir de plus en plus étroite et vertigineuse

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     un chaos rocheux est à franchir

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    puis arrive l'endroit où on se pose la question : on continue ou on s'arrête là ? 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     je propose de passer par le côté sud, plutôt que de passer par le haut, à cheval sur l'arête

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    facile hein ? c'est ce que laisse croire la photo... 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     

    pas vraiment pourtant, et ce genre de plaisanterie, nous en avons l'habitude...mais ce sera malgré tout plus facile à l'aller qu'au retour, car ici aussi, demi tour obligatoire quand on est au pic.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     Petit nid d'aigle aménagé d'un bivouac qui offre une vue à 360°...derrière la Gazelle, au loin, la station de Super Devoluy dont les équipements luisent au soleil.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    Après une pause, il faut revenir, la Gazelle en bonne cavalière décide de passer "à cheval"  quant à moi, je passe par le bas, comme à l'aller, mais y descendre est plus délicat que prévu... 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    Nous revenons sur la ligne de crête jusqu'au carrefour de sentiers où nous prenons celui côté nord, qui descend en larges lacets fortement pentus jusque sur le chemin de ronde du cirque de Chaudun.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    avant un lacet qui nous entraîne en sens contraire, une dernière vision du pic de l'Aiguille où nous étions il y a peu 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     

    et là-haut derrière moi, le pic de Gleize

     Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    Après une descente interminable, nous voilà sur le sentier de ronde,  

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     ail à fleurs de narcisse

    Peu avant de rejoindre la piste qui relie le col de Gleize à Chaudun, petite pause sous les résineux.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

    avant de remonter jusqu'au col du Milieu où les vaches se sont mises à l'ombre 

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     puis descente vers le col de Gleize et la porte d'entrée du cirque de Chaudun, fin de belle rando sportive.

    Devoluy, 3 pics au dessus de Chaudun

     

    L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans

    l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.

     Pour les secours composer le 112


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  • nouvelle publication d'un article déjà ancien...

     

    Le tramway qui s'arrête pour laisser aux joueurs de pétanque le temps de terminer la partie qui se poursuit sur les rails, ça c'est du cinéma, c'est du Pagnol et malgré tout ce n'est pas très loin de la vérité dans ces années 30.                                             

        

    tgv3

    Modernité oblige, ce n'est plus le tram qui est bloqué par les joueurs de boules. 

    Les tramways ouverts à tous les vents, le "wattman" avec sa casquette et ses longues moustaches, les voyageurs accrochés par grappes et esquichés sur les plate-formes, ça a existé et ce n'est pas si vieux.

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    le Wattman, le Receveur, le Contrôleur et le Racleur de rails posant fièrement devant leur nouvelle motrice "Américaine" en 1907.

    Car, contrairement à une idée que la municipalité actuelle veut bien nous faire croire, le Tran-ouai à Marseille c'est de l'histoire déjà ancienne, on est même loin de la nouveauté annoncée à grands coups de médias et de mégas-euros.

    Faire, défaire et refaire...c'est toujours travailler, paraît-il.

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    Sur le quai du port devant la mairie

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    Porte d'Aix ...le quartier a bien changé ! (  note aux autochtones )

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    Sur la Canebière

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    Priorité aux rails du tram, Pont de Vivaux.

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    Quand le tram électrique côtoie encore le tram à chevaux, Canebière.

    Le réseau de trams à Marseille fut un des plus développé qui soit, mais au nom du progrès, les rails furent démontés, les fils électriques arrachés, et Marseille toujours empêtrée dans ses éternels travaux jamais finis, faisait face au dernier progrès du siècle, celui qui allait enfin résoudre les problèmes de transports en commun : j'ai nommé...l'autobus à moteur diesel !

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    Accident, au cours Belsunce

    Seule une ligne a traversé les années sans encombres,  le 68, qui, certainement à cause ou grâce à son tunnel sous la colline de la Plaine, a survécu à ce massacre du bon sens.

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    Pendant le règne marseillais du bus tout diesel, seul le 68 a perduré. 2 générations de motrices, ( j'ai connu les deux ) maintenant remplacées par le tran-ouai à l'horrible "œil cyclopéen" ( avis personnel que j'assume ! ) .

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    Tiens...ce tunnel parlons en !

    C'est vers 1880 que la nécessité d'une jonction régulière entre le centre ville et les nouveaux quartiers de la Blancarde et St Pierre se fit sentir.

    La colline St Michel plus connue sous le nom de la Plaine, présentait un obstacle majeur, les tramways à chevaux de l'époque ne pouvaient en franchir les pentes bien trop raides et ceci dans les deux sens.

    Il fut donc décidé de creuser un tunnel sous cette colline, un tunnel partant du marché des Capucins et débouchant au boulevard Chave, pouvant ainsi desservir  les nouveaux quartiers qui se situent tout au long de ce boulevard rectiligne jusqu'à la Blancarde puis prolongé jusqu'à la hauteur du cimetière St Pierre.

    Quartier St Pierre dans le quel la compagnie y construisit son dépôt.

    Mais...nous sommes à Marseille et rien ne se passe comme ailleurs.

    Le tunnel devait être rectiligne ou presque, mais les équipes qui démarrèrent chacune de leur coté eurent beaucoup de mal à se rencontrer sous terre, le tunnel sera  très vite surnommé le tunnel "en zig zag" , les méandres déambulatoires sont impressionnants, mais bon, au bout du compte, le principal c'est que l'entrée et la sortie soient reliées non ?

    La traction hippomobile est impossible dans ce long tunnel sombre et tortueux,  on a vite imaginé un mode de propulsion absolument génial ( cette ville est capable de tout, du meilleur comme du plus comique ! ) ce sera la traction à vapeur comprimée.

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    Système ne présentant que des avantages, aucune pollution, aucune fumée, pas même de fils électriques.

    Un générateur de vapeur sous haute pression situé au dépôt St Pierre permettait à la motrice d'effectuer un aller-retour avec une bonne marge de sécurité.

    Mais déjà, en 1904 l'ensemble des lignes de trams était électrifié, la ligne 68 avec un départ toutes les 6mn et 2 remorques étant  à la pointe du progrès.

     

    Les dérives ...késako ?

    Marseille étant une ville entourée de collines, les rues sont souvent en pente, voire en forte pente, la traction sur des rails en acier posait parfois quelques soucis aux Wattmen et les freins des motrices malgré les  progrès réalisés depuis les célèbres freins "bifteck" n'arrivaient  toujours pas à stopper les machines lourdement chargées. Les roues en acier glissaient sur les rails en même acier, par ailleurs bien souvent salis de feuilles mortes. Ces freinages en catastrophe qui souvent se terminaient en accidents, parfois mortels sont appelés pudiquement, des dérives !

    Plusieurs procédés de freinage furent essayés dont un système à griffes, qui aujourd'hui, ferait hurler  les commissions de sécurité.

    Les freins à cale, destinés à empêcher la motrice de partir à reculons lors d'un arrêt, manoeuvrés depuis la plate forme ils n'étaient efficaces que dans les montées, mais qui dit montée dit aussi descente ! et là le problème restait entier.

    Le système le plus farfelu, les freins à griffes.  Bd Vauban dont la pente particulièrement raide avait vu nombre de machine partir en dérives, il fut mis en place un dispositif incroyable.

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    Tout le long de chacun des rails, avaient été solidement fixées de longues poutre de bois dur et les freins de la motrice furent modifiés. Des espèces de herses s'abaissaient et garnies de pointes d'acier venaient griffer le bois et bloquer la machine en projetant de longs copeaux qui partaient en tous sens dans l'affolement général.

    Le dispositif fut vite abandonné, son inventeur sombra à juste titre dans l'oubli.

    Il restait le sable, qui, expédié sur la voie par un ingénieux dispositif à pédale, permettait aux roues de ne plus glisser sur l'acier du rail. Un système qui, s'il ne faisait pas toujours le bonheur des orteils des voyageurs esquichés sur la plate-forme, et placés trop près du wattman, était en tous cas efficace au point que ce système perdura très longtemps.

    Une des plus anciennes dérives se passe en 1893, un tramway à chevaux descend le Bd de la Libération (anciennement Bd de la Madeleine), tous freins serrés à cause de la forte pente, quand, ceux-ci pour une raison inconnue viennent à lâcher.

    Emporté par son poids, presque 3 tonnes, le véhicule en arrive à pousser ses chevaux qui ne peuvent rien faire. Le lourd véhicule vient heurter une charrette et va se fracasser contre un platane, les passagers effrayés, seront indemnes mais les chevaux, victimes innocentes de ce carnage durent être abattus.

    Il y en eu bien d'autres, hélas, dont cette dérive meurtrière qui au Bd de la Blancarde fit 8 morts et une cinquantaine de blessés.

    Les bons vieux tramways d'autrefois firent payer le prix fort aux wattmen, les premiers exposés en cas de dérive. 

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    1931...et déjà beaucoup de circulation

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    Cours Belsunce

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    Quai de la Fraternité, bas de la Canebière

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    Au départ de la ligne Aix-Marseille, un exploit compte tenu de la distance et des rudes montées à franchir. 

    Dès 1914, La Canebière est desservie par 27 lignes, à raison d'une voiture au départ toutes les 10 secondes et desservant tout azimut.

    Les lignes allaient fort loin en banlieue, beaucoup plus loin qu'aujourd'hui soit dit en passant, et assuraient une véritable liaison entre l'extérieur de la ville et le centre.

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    A la Valentine, emplacement de l'actuel "Géant Casino", en 1907.

    En 1907 fut inaugurée la ligne des Camoins, dont Pagnol dans la gloire de mon Père cite ces passages savoureux :

    "Nous sommes au rendez vous, dit mon père. Ces platanes que tu vois là bas, ce sont ceux des quatre saisons ! Et regarde ! dit-il soudain en montrant l'herbe épaisse qui bordait le pied du mur, voilà une belle promesse !

    Dans l'herbe s'allongeaient d'immenses barres de fer toutes rouillées.

    - Qu'est ce que c'est ?  demandai-je

    Des rails ! dit mon père. Les rails de la nouvelle ligne de tramway ! il ne reste plus qu'à les mettre en place ! "

    Les travaux durèrent bien plus longtemps que prévu mais le tram, fut à la hauteur des espérances. Une superbe motrice et deux remorques dites "Américaines" avec boggies, liant le luxe et le bon goût.

    Idée fort intéressante pour l'époque, une grande partie de la voie ferrée est construite sur un bas coté indépendant de la route, ce qui va être un atout majeur pour favoriser la vitesse de ces "voitures sans chevaux se jouant des plus fortes montées".

    Le désenclavement de ces contrées encore rurales à l'époque fut réussi, au point qu'aujourd'hui on ne parle même plus de banlieue en ce qui concerne ces quartiers.

    Ces bas cotés existent toujours, le tram n'y passe plus depuis belle lurette, décharges sauvages et autres incivilités occupent l'espace, rançon de ce qu'on appelle le progrès !

    Les 12,600 km du trajet couverts en tout juste 50 mn, de quoi faire honte au malheureux automobiliste prisonnier de la circulation actuelle, tout comme d'ailleurs le passager du bus !

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    Les Camoins, la Valentine, la Pomme, st Marcel , la Valbarelle, la Millière, mais aussi, l'Estaque, Mazargues et ...Plan de Cuques, tous ces quartiers ( ici on dit "villages" ) excentrés étaient desservis par le tram ...jusqu'à ce que le progrès arrivant, le bus ne le détrône et vienne de nouveau écarter ses habitants d'un moyen de transport en commun efficace et rapide. 

    Qui n'a pas essayé, de nos jours,  de rejoindre le centre ville depuis les quartiers Est, ne sait pas de quelle galère il s'agit, le bus coincé dans les embouteillages.

    Le tram dernière génération moderne et silencieux, fait parfois double usage avec le métro, voire triple en comptant le bus, mais seulement dans les quartiers du centre ville, la galère revient dès qu'on s'en éloigne un peu...

     

     Images du net et divers autres sources, dont un lot de photos, cadeau de grande valeur, de mon amie Arbouse.


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