•    Mon ami Gérard Loridon appelé aussi "le vieux scaf" du fait de son passé professionnel de scaphandrier est un homme à l'imagination débordante.

    Depuis des années, il nous régale de romans ayant trait à la plongée tout autour de ses lieux de prédilection, Sanary, Port-Miou, le Brusc et surtout  l'île de  Porquerolles.

    LES POISSONS D'OR, son petit dernier, nous entraîne dans cette île enchanteresse où il se passe des choses étranges...

    Son héros favori,  l'Adjudant Troubarède de la Gendarmerie Maritime et sa jolie mais pétulante épouse Magali vont, chacun à leur manière, permettre d'élucider cette affaire, une fois de plus.

    Mais...quoi de mieux que de vous laisser lire la quatrième de couverture pour se faire une idée.

     

    Le dernier roman de Gérard Loridon

    Le dernier roman de Gérard Loridon

     

    LES POISSONS  D'OR, un roman à lire sans modération, comme tous les autres romans de Gérard Loridon.

    Commande par chèque

    15 € franco

    Gérard Loridon

    722, chemin des hoirs

    83140 Six fours

    Dédicace personnalisée sur demande

    Son blog où vous retrouverez ses articles et  ses romans

     

    http://le-scaphandrier.blog4ever.com

     

     


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  • Le voilà enfin !

    Il vient juste sortir de chez l'imprimeur, c'est mon dernier né de 2017.

    Un roman dont l'histoire se déroule en Provence et à la fin du XIXème, début du XXème siècle, ma période préférée.

    La Fille de la Sainte Baume, c'est cette jeune fille, Alexine la sauvageonne, animée par  de grands rêves de femme libre de ses actes, amoureuse de  sa montagne et de la Nature.

    L'histoire débute au pied du massif de la Sainte Baume à Nans (aujourd'hui Nans les Pins ), puis va faire une escapade marseillaise, revient ensuite au pied du massif, mais sur l'autre versant, du côté de Signes et le superbe plateau du Siou-Blanc, la boucle se refermant, tout se termine à Nans.

     

    Mon dernier roman, La Fille de la Sainte Baume 

    photo de couverture : les gours de l'Huveaune tout près de ses sources. Photo jlF 2017

     

        Il était une fois des vieux métiers aujourd'hui complètement oubliés, voire totalement inconnus. C'est le cas des enguentiés, ces hommes qui fabriquaient la précieuse huile de cade dans des fours en pierres, sur les plateaux arides du Siou-Blanc et de la Provence littorale. De ces fours, il ne reste plus que quelques vestiges réduits en de vulgaires tas de gros cailloux. Depuis quelques années, certains ont été restaurés avec bonheur, les préservant d'un oubli total.

     

         Alexine la sauvageonne va tomber raide amoureuse de Joseph, ce bel enguentié, aussi épris de sa liberté et de la nature qu'elle peut l'être. Hélas, comme souvent, la merveilleuse histoire d'amour finit mal.

    De la vie de cette jeune fille exceptionnelle, au travail des enguentiés en passant par la dure vie paysanne dans notre belle Provence et par un Marseille du début des années 1900, ce roman nous entraîne dans une aventure d'une autre époque qui a tendance à s'échapper de notre mémoire.

    - Les lieux réels mis en scène:

    Le village de Nans, le massif de la Sainte Baume, Marseille, Signes, le plateau du Siou-Blanc et l'Huveaune aux eaux vert-émeraude.

     

    - Les personnages légendaires et mystiques :

    Les masco (sorcières) de la Sainte Baume et Marie-Madeleine la sainte qui vint se réfugier dans la grotte sacrée.

     

    - Les personnages créés par l'auteur :

    Alexine la sauvageonne, Dechesnes le violeur, Victorine la Moustieraine, Jan le berger, Noémie la marseillaise érudite, sans oublier Marius et Joseph, les deux amours d'Alexine...et bien d'autres personnages  attachants et aux caractères bien trempés.

     

     Ce roman provençal de 428 pages en format 15x21, est disponible à la vente auprès de l'auteur  au prix de :

    20 euros + 5,60 de port soit : 24,60...=  22, 00 euros. 

    Et avec plaisir, une dédicace personnalisée sur simple demande.

    • Sur cette page par la rubrique commentaires ou contacts ou par mail : calypso-13@hotmail.com
    • Sur le site de l'éditeur, clic ici 
    • Disponible sur les plateformes de distribution comme Amazon, mot clef : jean luc fontaine.
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    Quelques extraits :

    ...Dans la poussière du chemin, un peu ébloui par le soleil qu’il a dans les yeux, il voit arriver une silhouette qui lui est chère, une danseuse des bois, légère, fraîche et belle comme un astre, Alexine.

    La jeune fille porte un panier d’osier sur la hanche, comme le font les vendangeuses, arrivée à leur hauteur, elle dépose sa charge, y prend deux gobelets qu’elle remplit d’une eau fraîchement tirée du puits.

       — Pour la soif, dit-elle en se moquant devant leur mine surprise, le vin ce sera pour après, quand le gosier sera dépoussiéré.

    Marius et Jan se redressent, le Père, à la différence de Marius se tient les reins et esquisse une grimace de douleur, mais ne dit rien.

    Le verre, bu d’un trait, d’un geste bien coordonné, ils s’épongent le front d’un revers du bras et s’exclament en chœur :

       — Ouf, ça fait du bien !

    Ils se regardent et partent d’un grand rire, devant cette réaction venant du fond de leur être.

    Alexine sort quelques provisions du panier et propose avec son plus beau sourire :

       — Du pain, du fromage et un peu de vin, ça vous va ? Et plus bas, presque en confidence, il y a aussi deux cuisses de lapin rôties et parfumées au pèbre d’ail, celui que j’ai piégé hier matin, elles sont succulentes, pas un brin de gras, que de la chair ferme nourrie avec ce que notre montagne donne en abondance.

    Marius n’ose pas toucher à cette nourriture, qui par ailleurs lui fait terriblement envie, c’est la première fois que quelqu’un vient lui apporter à manger quand il travaille, et puis, ces victuailles offertes généreusement par plus pauvre que lui, ça l’émeut profondément.

    Le trio s’éloigne du champ et va s’asseoir sur le talus à l’ombre d’un olivier, les hommes mangent en silence, Alexine sourit, elle vient de donner du plaisir à son père, il est fier d’elle, elle s’en aperçoit.

       — Tu vois, Marius, il y a parfois du bon à être pauvre, il ne faut presque rien pour avoir beaucoup de bonheur. Crois-tu que les riches pourraient avoir autant de plaisir que nous à dévorer ces cuisses de lapin, le cul dans la terre ?

       — Sans compter le plaisir d’être servis par une aussi belle jeune fille, si vous le permettez, Jan.

       — Tu as raison Marius, il faut être un jeune homme pour voir qu’Alexine est une belle jeune fille, moi je la vois encore petite gamine, un vrai garçon manqué, celle-là, qui ne pensait qu’à courir les bois et jouer de la fronde pour chasser les pies.

    *************

    ...Une gamine d’une douzaine d’années, sale, mal coiffée, toute habillée de noir et chaussée de gros godillots cloutés est arrivée, s’est plantée devant elle et a commencé à l’observer, sans aucune gêne, soutenant effrontément le regard étonné de la Bello Damo.

    Sans se départir de son sourire, Alexine a coupé une large tranche de pain, y a étalé une épaisse couche de confiture d’abricots, l’a tendue à la gamine, lui a fait son plus doux sourire et lui a dit :

       — Je ne suis pas une « Bello Damo » ce n’est qu’un surnom qu’on me donne sans mon avis, je suis Alexine, je suis née comme toi dans cette montagne, je fais du pain et d’excellentes confitures, tu veux y goûter ?

       — On dit que tu offres ton pain aux pauvres du village, c’est vrai ?

       — J’en offre à ceux qui ont faim, je le vends aux autres et je fais des petites tartines aux enfants qui viennent me dire bonjour et qui me disent leur nom.

       — Je m’appelle Clothilde, je suis la nièce de Margo la noire, c’est pour moi ça ?

       — Si tu veux, oui c’est volontiers que je te l’offre, en signe d’amitié.

       — Ma tante voudrait te parler, c’est elle qui m’envoie, humm c’est bon, je n’ai pas l’habitude de manger de la confiture !

       — Si c’est pour me menacer ou m’insulter tu perds ton temps, tu peux lui dire que si elle veut la guerre, elle l’aura, je ne suis pas tendre tu sais avec mes ennemis, j’ai l’air d’une oie blanche comme elle dit, mais je suis une masco, une fille de la Santo Baumo, comme elle et toi, alors il vaut mieux pour nous toutes, que nous fassions la paix, même si elle ne veut pas que l’on soit amies, on peut rester à s’ignorer et vivre chacune de notre côté.

       — Tu viendras tout à l’heure, avant le coup de une heure, rue Roumpecuou ?

       — Je verrai, je ne promets rien.

    *********

    ...Un nuage de légers baisers vole sur les yeux et sur les lèvres du jeune homme qui se réveille enfin.

    Assise à cheval sur lui, poitrine nue et arrogante, Alexine regarde Marius droit dans les yeux.

       — Marius, ce qui s’est passé cette nuit sera notre secret, personne ne doit savoir, tu promets ?

       — Tu es cruelle avec moi, mais je promets, tu as ma parole, celle d’un homme amoureux d’une sauvageonne et qui l’aimera toujours.

       — Quand vous calegnoun, vous proumettount proun, quand vous tennount, vous donnoun dou batoun !

    — Quand on vous courtise, on vous promet beaucoup, quand on vous tient, on vous donne du bâton !

    Alexine regarde son amoureux du moment qui tente de lui faire comprendre qu’il n’est pas comme les autres, elle lui tourne le dos et haussant les épaules elle rajoute : 

       — Le premier homme dans la vie d’une femme reste gravé dans sa mémoire, tu seras éternellement mon premier amour, mais toi, avec le succès que tu as auprès des femmes, tu m’oublieras vite, vaï !

    *********

     

    Mon dernier roman, La Fille de la Sainte Baume

     

     


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