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    Un jour, un livre, un cadeau pour Noël.

    Auteur indépendant, je vous propose mes romans, que l'on peut se procurer

    -  soit ici (clic sur le lien) Ma Page d'auteur 

     

    -  Soit directement et avec dédicace, par contact sur ce blog ou par mail à calypso-13@hotmail.com

    pour cette fin d'année, les frais de port sont offerts. 

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    La Fille aux yeux mauves est un roman de Provence

     

    Fidèle à ses thèmes de romans, l'auteur nous entraîne encore une fois dans cette Provence du temps jadis, dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

    Les masco, ces femmes qui connaissaient les plantes médicinales, qui savaient entrer en communion avec la Nature et les forces qui nous dirigent, faisaient aussi usage d'un peu de magie noire.

    Considérées comme des sorcières elles étaient craintes de par les pouvoirs dont elles étaient détentrices. 

    Que d'affreuses choses a-t-on dit et écrit à leur sujet  !

     

    Ce roman, mettant en scène une lignée de femmes au destin exceptionnel est un moyen de leur redonner la place qui convient dans notre société devenue trop matérialiste.

     

    Un jour, un livre : La Fille aux yeux mauves

     

     

    Le mariage de la masco et du charbonnier (extrait) :

     

             Un grand feu crépite, sur son trépied un agneau est en train de rôtir.

    Des lampions sont allumés, quelques musiciens accordent leurs instruments et se préparent à faire danser une population qui n’a pas si souvent le loisir de s’amuser un peu.

    Les enfants des familles partagent leurs jeux avec les orphelins en haillons qui d’ordinaire mendient à la sortie de la messe, les femmes mariées côtoient les mères sans époux, les infirmes s’activent du mieux qu’ils peuvent, les plateaux des carrioles des enguentié et des carbounié, sont transformés en autant de tables où sont dressées les nourritures. Sur les nappes étendues, tartes et tourtes sont alignées, les corbeilles débordent de fruits du soleil. Melons, abricots et pêches embaument de fragrances sucrées et attirent les enfants autant que les guêpes. 

           La veille, dans une clairière secrète sur les rives du Latay, toutes les masco et les masc de la région ont célébré, selon les rites, l’union de Colinette et d’Angelo.

    Autour d’un grand feu, les masco les plus jeunes ont dansé et ont chanté au son d’étranges instruments de musique, dont certains paraît-il, furent taillés dans des os humains il y a fort longtemps.

          Quand Bérarde, parée de tous ses atours de doyenne des sorcières, s’est levée et a frappé dans ses mains, le silence s’est fait instantanément.

       — Colinette de Château-Vieux, tu veux prendre un conjoint, c’est ton souhait ?

       — Oui doyenne, mère de toutes les masco, je le veux.

       — Désigne selon le rite sacré de nos lointains ancêtres les Ligures, parmi l’assistance, celui que tu appelles pour cette union.

          Colinette s’empare d’une coupe en argent finement ciselée et remplie de vin, s’approche d’Angelo, elle boit une gorgée et lui tend la coupe, en le regardant droit dans les yeux elle dit :

       — Si tu portes tes lèvres à cette coupe et que tu partages ce vin avec moi, tu t’engages pour la vie entière à mes côtés, à me chérir, à me faire de beaux enfants mais aussi à me laisser vivre ma vie de femme libre de mes actes, le veux-tu vraiment ?

        — Oui, devant cette assemblée prise pour témoin, je te dis que je te veux telle que tu te donnes à moi.

    Il porte la coupe à ses lèvres et boit.


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    Un jour, un livre, un cadeau pour Noël.

    Auteur indépendant, je vous propose mes romans, que l'on peut se procurer

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    Aujourd'hui, La Spirale du Temps

    Printemps 1148

     Martin, un jeune berger des environs de Gordes emmène ses brebis dans la plaine de la Sénancole, à sa grande stupeur il y rencontre une poignée de moines qui essartent le terrain en vue d'y construire ce qui sera une superbe abbaye cistercienne. Cette rencontre va bouleverser sa vie, lui le berger inculte deviendra en quelques années, un Maître d'œuvre bâtisseur hors du commun.

     

    Printemps 1980

     Jacques, compagnon du devoir, né et habitant à Gordes va partir à pied sur les routes du sud de la France pour espérer y retrouver l'âme des anciens bâtisseurs du douzième siècle qui le passionnent. En plus de l'amour d'une femme exceptionnelle, il y trouvera l'âme des chevaliers du Temple et probablement, celle de son aïeul passé sur ces chemins huit cents ans plus tôt. 

     

    En compagnie de Guibaud, Martin, Jacques et Margaï laissons-nous entraîner dans cette Spirale du Temps qui nous fait approcher les grands bâtisseurs du douzième siècle.. 

     

     

    Un jour, un livre : La Spirale du Temps

     

    L’initiation de Martin (extrait) :

    Le Maître se dirige vers la grande esplanade que Martin et les autres apprentis ont encore une fois aplanie et nettoyée la veille. Un trou d’un empan de diamètre y a été creusé et quatre compagnons sont en train d’amener un grand poteau de bois parfaitement rectiligne, ils le posent au sol et attendent que le Maître d’œuvre soit là. C’est lui qui va donner les consignes. En effet, lui seul possède la Connaissance, celle dont on dit en confidence et à voix basse, qu’elle aurait été rapportée de Palestine par les Chevaliers du Temple et transmise aux initiés de l’Ordre sur les recommandations de Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, avec la bénédiction du Pape.

    Le Maître s’adresse à Martin comme un père à son enfant :

       — Lapin…tu regardes, tu retiens et quand tout sera décanté dans ta tête, alors là tu poseras les questions.

     

    La colonne de bois a été rapidement plantée dans son trou. Le Maître est à quelques pas, les yeux rivés sur son fil à plomb, les quatre compagnons, quant à eux, calent le gnomon en enfonçant des coins de bois à petits coups de maillets selon les indications du Maître. Martin est silencieux, s’il comprend la manœuvre, le mât devant être dressé avec une verticalité absolue, il ne sait pas pourquoi. Pour le moment, il regarde, parfois même il anticipe ce que va faire tel ou tel compagnon, mais dans sa tête, la question tourne en boucle.

     

    Un mât bien vertical, pourquoi, pourquoi…

    à quoi cela va-t-il servir ? 

    Il se passe ici des choses bien mystérieuses.

     

     Il était temps, la colonne est à peine en place que le soleil sort de derrière les collines, projetant sur le sol bien lisse, l’ombre du gnomon que le Maître s’empresse de marquer à son extrémité, en plantant une fiche de métal dans la terre.

       — Et voilà dit-il, le quatrième point, celui de l’équinoxe d’automne, tu avais vu les autres je suppose, dit-il sans un regard à Martin qui s’est approché. A chaque solstice et à chaque équinoxe, un point ! Notre église ne doit pas être bâtie n’importe comment, il nous faut tenir compte des courants de notre Mère la Terre et de ceux du Ciel….

     

     

     

     


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    Aujourd'hui : La fille de la Sainte-Baume :

    En cette année 1900 qui vient de naître, Alexine a dix-sept ans et toute la vie devant elle. Au pied de sa montagne, le massif de la Sainte-Baume, elle partage sa jeunesse entre sa famille et son fleuve aux eaux vert-émeraude, l'Huveaune.

    Femme libre avant l'heure, elle va rencontrer Joseph l'enguentié, ces deux êtres vont connaître un bonheur à nul autre pareil dans l'amour de la Nature.

    Victorine la Moustiéraine, Noémie la Marseillaise, Jan le berger, Joseph l'enguentié qui fabrique de l'huile de cade, Marius le paysan, Margo la masco et quelques autres vont accompagner cette jeune fille au destin hors du commun dans une histoire de "gens de la terre".

     

    Un jour, un livre, La Fille de la Sainte-Baume

     

     

    un extrait :

    L’église est comble, et quand la jeune femme entre au bras de son père, les murmures élogieux prennent de l’ampleur, Alexine n’a jamais été aussi ravissante.

    Une longue robe de soie écrue, doublée d’une dentelle d’un blanc éclatant la moule à la perfection, un fichu noir de jais, ouvragé, taillé en pointe dans le dos, recouvre ses épaules, et sa petite coiffe maintenue dans son chignon par une épingle en argent, est ornée d’un large ruban de soie noire où sont gravés des motifs champêtres en fils d’or. 

    Ses cheveux remontés avec art, mettent en évidence une nuque terriblement érotique, et affinent si tant est que ce soit encore possible, sa silhouette élancée.

     Si, comme le veut la coutume, Joseph, au moment de la bénédiction, veut mettre un genou sur le bas de la robe de sa femme pour montrer que désormais il aura autorité sur elle, ce sera raté, la robe étroite ne le permet pas. N’étant pas vierge le jour de son mariage elle a opté pour une robe de riche facture, mais pas une vraie robe de mariée traditionnelle.

    Clin d’œil malicieux d’une Alexine toujours autant éprise de sa liberté. Il lui en avait fait la remarque lors des essayages, elle avait souri et ajouté :

       — Ne sois pas si exigeant, mon chéri, tu as déjà l’énorme privilège de voir ma robe avant le mariage !

    Goguenard, il avait répondu :

       — Il n’y a pas que la robe que j’aurais vu avant le mariage…tes dessous aussi…et même tout le reste ! Vu et apprécié.

       — Tu es un infâme cochon, tu devrais avoir honte de dire ça devant ta fille ! Mais je te réserve une autre surprise, quoique si tu étais malin, tu aurais déjà deviné ce que je vais faire…

    Il la regarde et réplique, d’un air faussement contrit :

       — Tu vas plier le doigt ?

     

     Pour toute réponse, un rire fuse sous le regard amusé de Noémie qui a tenu à confectionner la robe de soie de ses propres mains et qui manque de s’étouffer avec les épingles qu’elle tient dans sa bouche.

    *****

    Note de l'auteur : Pour qui ne sait pas ce que signifie, pour une femme de Provence,  le fait de plier le doigt au moment de passer l'alliance, il suffit de chercher, sur le Net... Ou de me le demander.

    Indice : les femmes de Provence ont depuis toujours été considérées comme libres et rebelles.


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    Un jour, un livre, un cadeau pour Noël.

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    au format broché ou numérique.

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    Aujourd'hui je vous présente "Chaudun" ou le village sacrifié.

    Un jour, un livre : Chaudun

      Mort et renaissance d'un village oublié en pleine montagne.

       En 1896, la misère vide Chaudun de ses habitants, ceux-ci viennent de vendre leur village natal à l'état Français avec l'espérance de terres cultivables dans les colonies.

       Seul Elzéard, berger solitaire un peu fou, va rester pour continuer l'œuvre commencée par Mauricette, son seul et unique amour.

       En 1943, Marie, la fille qu'il aurait pu avoir avec elle, va revenir dans ce village en ruines pour se cacher de l'envahisseur allemand.

      Ces deux êtres que deux mondes séparent vont redonner à Chaudun une vie pastorale inespérée.

     

    Ce roman, tiré de l'histoire vraie de Chaudun, est un hommage à la ténacité des hommes pour que vive la montagne.

     

     


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