Luberon, les gorges du Regalon
Les gorges du Regalon sont assez bien connues des randonneurs, toutefois, il n'est pas inutile de rappeler que ces gorges sont impraticables après un gros orage ou de fortes pluies, le niveau de l'eau peut y être important et rendre la progression difficile voire impossible.
Quant à y aller pendant ou juste avant un orage, là, c'est de l'inconscience.
La dernière fois que nous y étions c'était le 28 décembre 2015, il y a un an, nous sommes en avance de quelques jours sur l' échéancier !
Parking de la voiture sur l'espace aménagé de la Tuilière, D973 après Mérindol direction Cavaillon.
Le départ se fait dans un sentier qui chemine dans un ruisseau à sec, s'il y a de l'eau, revenir à la voiture, aller à Mérindol, chercher un bistrot et prendre un café en se disant que la journée n'est pas perdue, c'est si bien de visiter le Luberon !
S'il y a de l'eau ici, ce sera impraticable dans les gorges.
Nous traversons une belle oliveraie, attention propriété privée, le cheminement se fait exclusivement sur le sentier.
Les gorges s'ouvrent devant nous, véritable coup de sabre dans la roche, dès le départ c'est très étroit, le soleil sera invisible pendant un certain temps.
Bien lire les recommandations sur le panneau, à gauche, nous sommes en zone préservée.
Le Regalon a, pendant des siècles, creusé un fin sillon dans le calcaire, à chaque virage, l'eau, brutalement coupée dans son élan a creusé des trous dans les parois, parfois ce sont de véritables petites grottes.
Un énorme bloc, tombé il y a fort longtemps est resté coincé entre les deux parois, obligeant de se courber un peu pour passer en dessous
d'autres blocs sont arrivés jusqu'en bas, demandant de les contourner par quelques ressauts assez glissants
Nous arrivons à l'endroit le plus spectaculaire des gorges, un tunnel coudé, il doit pas faire bon de se retrouver ici quand le flot arrive !
passage dans le noir, pour arriver dans une grande salle éclairée, ne pas filer vers la lumière, au risque de se retrouver à l'entrée, mais partir vers la droite dans une fissure étroite et noire, ce n'est pas évident la première fois.
parfois, il faudra se faufiler de travers, ça touche aux épaules, le soleil est là-haut quelques trente mètres au dessus.
de gros cailloux sont restés coincés faisant dire au randonneur "je ne vais pas m'attarder ici".
une lueur, c'est la sortie
qui ne sera atteinte qu'après avoir escaladé des ressauts gluants d'humidité
pour se trouver face à un mur à contourner en cherchant bien ses prises aux mains, les pieds, eux, patinent !
une superbe lierre nous attend, il y en aura d'autres, il rampe le long de la roche et va essayer de chercher le soleil, bien plus haut.
encore des ressauts
mais la lumière commence à arriver nous sortons progressivement des gorges
pour arriver à la hauteur de deux grottes donc l'accès est limité par des barrières métalliques.
le sentier chemine maintenant dans une forêt de chênes et de buis dans une humidité importante
à la borne directionnelle, nous prenons à gauche, vers le vallon de la Galère, laissant la Font de l'Orme sur le côté.
nous sommes "officiellement" sortis des gorges, une clairière s'ouvre devant nous, certainement une ancienne charbonnière, et le vallon de la Galère ensoleillé et nettement plus chaud fait suite.
Nous "tombons" en pleine battue aux sangliers, mais vu le peu de coups de feux entendus et aucun aboiement de chiens, il est probable que les sangliers, avertis par un ami soient partis en villégiatures, bien plus loin. Les chasseurs que nous rencontrerons tout le long de la piste n'auront pas tout perdu, c'est pas beau une journée en plein air au chaud soleil d'hiver ?
la piste fait un demi tour et monte régulièrement sur le plateau
laissant les gorges, bien en dessous de nous
les crêtes de Roque Rousse sont longées, puis un sentier file à gauche dans la garrigue, direction le refuge du Trou du Rat
nous laissons les "patients" chasseurs aux aguets en bordure de piste et nous nous enfonçons dans la forêt. Pas un seul coup de feu n'a été tiré pendant tout ce temps.
le sentier file dans les romarins en fleurs
passe sous les pins
et arrive au refuge du Trou du Rat.
La pause pique nique se fera ici, mais pas sur la table trop à l'ombre froide, nous cherchons un coin de mur abrité du petit vent et face au soleil.
reprise du sentier, direction le superbe mais glacial, vallon de la Peine
les cades, commencent à peine à dégeler, il est pas loin de 14h00.
très beau vallon dans des gorges peu connues mais superbes barrées parfois par des arbres tombés en travers
vers le bas, le soleil, de par sa position, commence à réchauffer la terre gorgée d'humidité et qui se met à fumer.
nous arrivons à proximité de la Roquette ses roches découpées et ses ruines perchées sur le piton, à contre jour.
un sentier discret va nous faire éviter une grande boucle

mais passer par une zone boueuse à souhait qui va nous faire emporter sous les semelles une belle épaisseur de boue rougeâtre.
pour enfin rejoindre la piste et revenir à la zone aménagée du départ.
Fin de la balade.
Une belle rando hivernale de 15km pour un cumul de dénivelé de 400m environ

L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans
l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.
Pour les secours composer le 112










































