•  Par cette belle journée de mardi, nous revoilà dans le massif des calanques au départ du complexe des facultés de Luminy. Voiture garée à l'entrée du PNC nous filons rapidement vers la crête des Escampons, pile en face de notre objectif, sur l'autre versant du vallon de Morgiou, les crêtes de Morgiou. 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    Nous partons vers l'ouest, en suivant le GR qui s'écarte légèrement de la crête des Escampons, mais qui offre tout au long de son cheminement un très beau panorama. 

    Nous laissons donc dans notre dos, le Mont Puget et tout au fond, là-bas, la Candelle.

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    Un beau cirque rocheux est à contourner par le haut 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    le GR présente quelques ressauts à descendre, rien de bien difficile, nous ne sommes toutefois pas sur une autoroute... 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    Arrivés au col de Morgiou, nous retrouvons la piste qui passait aux Escampons, sur notre gauche, la calanque de Morgiou, et là encore, tout au fond, la Candelle qui se dresse sur son à pic. 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    sur la droite, la rade de Marseille et en toile de fond, dans une belle brume de pollution, la Côte Bleue.

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    Passé le col des Escourtines, la large sente grimpe en direction du Baou Rond, la vue se dégage sur l'archipel des îles de Marseille, devant nous, majestueuse comme il se doit, la reine, Riou. 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    Nous cheminons maintenant vers l'est et peu à peu nous nous éloignons de Marseille 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    passage étroit au pied du Baou Rond 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    et descente sur le sentier balisé bleu des crêtes de Morgiou 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

     peu après le Baou Rond, la vue s'ouvre en grand sur la calanque de Sormiou et ses crêtes difficiles d'accès, au loin, en mer, Riou, Plane et Jarre sur la droite. la ligne d'horizon, bien aidée par l'objectif de l'APN, montre bien que la terre est ronde ! 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

     Cheminement sur la ligne de crête 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

     puis nous la quittons pour filer discrètement vers notre "coin pause du médio" face sud des crêtes tout en haut de la calanque de la Palée

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    La Grotte de l'Os est là, bien cachée, plein sud complètement abritée du vent, il y fait même très chaud. 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

     Le soleil commence à nous "ensuquer", il faut penser à remonter avant d'être complètement amorphes

    Calanques, les crêtes de Morgiou

     Revenu sur les crêtes, nous filons vers "le Carrefour" pour prendre le sentier balisé rouge qui descend dans la calanque de Morgiou, longue descente caillouteuse, dans l'ombre devenue froide

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    Dans l'ouverture de la calanque, gros coup de zoom sur le Bec de l'Aigle, le cap Canaille et la fin des falaises de Soubeyranes 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

     Nous quittons le sentier rouge vers le bas pour éviter la calanque et remonter directement en face, par le sentier jaune, sur la crête des Escampons 

    Calanques, les crêtes de Morgiou

     montée raide et avec un soleil puissant dans le dos

    Calanques, les crêtes de Morgiou

    De retour sur la crête, nous reprenons en sens inverse la piste forestière qui nous ramène à Luminy, fin de rando de 9km400 pour un cumul de dénivelé de 472m.

    L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans

    l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.

     Pour les secours composer le 112 

     

     

     


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     Bravant un genou convalescent, une méchante grippe et la promesse d'un violent Mistral glacé, nous filons vers le plateau du Siou Blanc pour une courte balade dans un lieu étonnant, le "valoun dis armàri" que l'on peut traduire par :

    le couloir ou vallon des armoires.

    Les armoires...dans un étroit vallon enserré dans la roche, une paroi est creusée de multiples niches situées les unes à côté des autres.

    Ici on l'appelle le valoun dis armàri.

    La voiture est garée vers la Limate, de nombreuses pistes forestières partent en tous sens il nous faudra faire attention de ne pas partir n'importe où.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Un vague balisage vert ET16 est au sol, mais bien fatigué, il n'est plus tellement visible, ce n'est pas une balade à faire sans un repérage soigneux.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Le sentier nous emmène vers la citerne du Clos, une très belle et remarquable construction du XIX ème siècle qui permet de récupérer l'eau de pluie et de la stocker au propre. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Citerne enterrée et bien fermée par une toute petite porte pour limiter l'évaporation et les salissures. ici, d'une manière générale sur le plateau du Siou Blanc l'eau de surface est rare. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    L'eau de pluie s’infiltre immédiatement dans le sol par les milliers d'avens et gouffres qui le caractérisent, en récupérer le plus possible a, de tous temps, été un enjeu majeur pour les troupeaux et les hommes, quand ils vivaient dans ces forêts.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Remarquable citerne de par sa toiture en double pente inversée, récupérant l'eau du ciel dans un canal central qui s'ouvre directement dans la citerne située en dessous. Bien que mal entretenue cette toiture-impluvium fonctionne encore bien, la citerne est pleine à ras bord. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Nous reprenons notre cheminement vers lou valoun dis armàri, qui se trouvera sur notre droite, un peu plus loin. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Nous y voilà, deux falaises verticales garnies de lierres envahissants, de mousses et de lichens, enserrent une forêt de yeuses qui se tendent vers le ciel et la lumière.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    les fameuses "armàri" sont là, un peu plus loin sur la droite, la série de niches en façade de paroi s'alignent côte à côte et sont reliées entre elles par un boyau d'une cinquantaine de mètres de long. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Parcourir ce boyau est ludique, sans risque et ne demande aucune lampe, les "armàri" donnant régulièrement de la lumière du jour. Il suffit seulement de poser le sac à dos et de se mettre à quatre pattes. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Siou Blanc, lou valoun dis armàri 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri  

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     dernier tronçon qui remonte un peu, plus étroit

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     et qui se termine sur une large ouverture, environ cinquante mètres plus loin que le point de départ.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    De dehors, les ouvertures, les "armàri" creusées dans la roche s'alignent les unes à côté des autres, caprice de la nature. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     le lierre accroché à la paroi file vers les hauteurs chercher la lumière du soleil.

    Nous reprenons le cheminement vers le sommet de la colline, la Colle Vieille.

    ( Colle = colline, pas de la super glu qui serait périmée ! )

    Le sentier n'est plus vraiment balisé et de nombreuses ramifications partent dans tous les sens, ici on a vite fait de tourner en rond.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Barbe de Jupiter

    Quelques lapiaz et une pente légère nous annoncent que nous approchons du sommet, par ailleurs les rafales de vent deviennent franchement violentes, n'ayant aucun obstacle pour freiner leur élan.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Un énorme tas de cailloux, des vestiges de mur, voilà nous sommes au sommet.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Ce mur sépare la Colle Vieille en deux sur plusieurs centaines de mètres, nous en retrouveront des bribes un peu plus bas, était-ce une séparation de propriétés ? 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Après un court pique nique abrité du vent, mais pas du froid qui s'insinue de partout, nous reprenons le cheminement inverse, tout au moins jusqu'à la hauteur du "valoun dis armàri" , lequel est visible depuis la pente de la colline, un coup d'épée dans la forêt.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     Plus loin nous effectuerons un changement de cap, histoire de "faire comme une boucle" et de ne pas revenir strictement sur nos pas. Dans le ciel qui grisaille, le vent s'amuse à modeler les nuages d'étrange façon.

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    Ici, une citerne en ferraille, abandonnée et attendant de prendre ou reprendre du service 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

    là, une ancienne carrière d'extraction de sable, matériaux précieux, fut un temps. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

     la large sente nous ramène vers le point de départ, le vent donne toute sa force avec des rafales à plus de 70. 

    Siou Blanc, lou valoun dis armàri

      

    L’éditeur, l’auteur ou le diffuseur ne sauraient être tenus pour responsables dans

    l’hypothèse d’un accident sur cet itinéraire, et ce, quelles qu’en soient les causes.

     Pour les secours composer le 112


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