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         Les sites de plongée dans l'archipel des îles de Riou sont nombreux, il y en a pour tous les gouts et surtout pour tous les niveaux. Quand, comme nous, le bateau reste seul en cabesaille (au mouillage) sans surveillance à bord,  il faut aussi composer avec les vents et la houle.

    Tout ce long préambule pour dire que ce matin là, la météo permet de plonger absolument où on veut, pas de houle, pas de vent, la mer à 24° et que nous sommes rodés aux plongées profondes...et bien en définitive nous irons sur une toute petite plongée, peu profonde, moins de 30m. Quand la forme n'est pas là, il faut savoir rester modeste.

    La pierre de Briançon c'est cette dent rocheuse, juste un peu enlarguée de Jarre, face sud, pas profonde et facile cette plongée, mais toujours riche en faune sous marine.

    Pourquoi ce nom de pierre de Briançon ? encore un mystère de cet archipel, il y en a d'autres.

    pierre de Briançon

     Au pied de la dent, sous 26m d'eau, une belle arche sur fond de sable abrite depuis une éternité les compagnies de jeunes sars de l'année, pour arriver à les pêcher ici, il faut se lever de bonne heure ! j'ai failli moi même il y a quelques années fracasser la coque de ma Calypso sur la roche toute proche avec l'ancre enraguée et une mer qui commençait à se mettre en colère. Non, ici pas facile de pêcher quelques sars.

    pierre de Briançon

     Ce matin nous jetterons l'ancre dans l'anse qui forme la séparation de Jarron et Jarre, il nous faudra juste un peu palmer au fond pour rejoindre l'arche et le site de plongée dont un boyau étroit qui traverse la pierre de part en part.

    Boyau qui demande une certaine maitrise de la flottabilité pour ne pas abîmer la flore par coups de palmes violents ou des mouvements impétueux.

    pierre de Briançon

     Généralement ici, et c'est pour ça que le mouillage je le préfère de ce coté, la faune est présente et avec un peu de chance nous serons tout de suite au milieu des mérous.

    pierre de Briançon

    mérou

    Mérous, sars et autres murènes seront à coup sûr au programme

    pierre de Briançon

    les sars de l'arche sous marine

      Un clip vidéo de 3mn relate cette jolie plongée dans une eau chaude et du coup, chargée en particules qui vont gâcher la visibilité.

     un clic à droite sur le petit rectangle pour passer en mode plein écran.

    pierre de Briançon


    3 commentaires
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    Article publié en juillet 2012 sur mon ancien blog.

       Voilà un site de plongée, légèrement enlargué au sud de l'île de Riou qui, il y a encore peu de temps était "inconnu" du grand public de la plongée sous marine, il était difficile d'en trouver le point exact car trop près de la falaise pour en tirer des amers fiables, mais, (peut on dire hélas ?) la prolifération des GPS de navigation "grand public" a mis fin à cet état de choses.

    A l'heure actuelle, seules les conditions  de plongée limitent l'accès à ce site à préserver.

     

     

    Nous connaissons cette plongée confidentielle depuis plus de 18ans, il faut s'attendre à une plongée dans le bleu, profonde et pour peu qu'on aille faire un tour jusqu'au bout de la pierre en forme de croissant coté sud-ouest, on va passer la barre des 60m et par là même se taper des paliers de décompression interminables et ennuyeux, pendu à la corde du bateau car il est impensable pour un plongeur sensé de sortir en pleine eau, nous sommes sur le passage de toutes sortes de bateaux et en cette saison, tout particulièrement sur celui des "nègues chiens" , il faudra sortir très près du bateau.

     

     

     

    DSCN5583 [640x480]

     

      Aujourd'hui samedi 28 juillet 2012, malgré une houle puissante quoique de peu d'amplitude, c'est le temps idéal pour plonger là, pas de vent, eau à 21°C (à peine, pour une fin juillet) en surface et surtout d'une limpidité extraordinaire.

     

    Suivez nous, on vous emmène pour une "profonde" aux alentours de 60 m !

     

    Mes potes sont pressés d'y aller, ils tombent au fond comme des pierres.

     

    Descente dans le Grand Bleu, mettons à profit cette longue descente pour peaufiner les réglages de l'équipement, serrage des sangles de la stab, re positionnement des différents appareillages, détendeur de secours, phare, APN  et manomètre à portée de main, etc.

     

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      Repositionnement de l'ancre pour la retrouver facilement, elle est sur le sable dans une anse (comme d'hab ! pas sur la roche garnie de gorgones ) vers 45 m de fond, il faudra repartir sans l'enraguer sur les roches alentours, cette précaution préalable est prioritaire.

     

    La langue rocheuse qui descend tranquilou vers le sable à plus de 60m est creusée de trous où "normalement" la vie abonde.

     

    Aujourd'hui ce sera, rencontre avec une belle murène, posée sur le sable, dans un trou, elle nous sort les dents mais n'est pas foncièrement dangereuse, à moins de vouloir lui caresser le museau !

    En principe, elle n'aime pas ça les caresses, mais alors pas du tout . 

     

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      Lentement je tourne autour et m'approche.

     

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    DSCN5587 [640x480] Belle gueule de murène, comme j'aime les voir. Profondeur environ 53m.

     

    Plus bas encore ce sont les commères langoustes qui nous attendent

     

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      de belle taille elles agitent leurs antennes pour nous "sentir".

     

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      Vision vers le haut, un banc de jeunes poissons dans le bleu , nous sommes à 58 m de profondeur, l'eau est si claire que la lumière arrive encore ici, phénomène rare.

    Hélas malgré notre "souhait" nous ne verrons pas arriver de poisson lune .

     

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      Il faut remonter bien sûr, l'ordi de plongée commence à nous compter des paliers qui feraient frémir certains moniteurs de plongée.

     

    Un coup d'oeil au mano, pas de problème, il y a encore de l'air en abondance.

     

    Rencontre rapide avec une autre murène, je prends la photo en passant (d'où le léger flou de "filé")

     

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    Premier petit arrêt de la remontée à 16m pour la sécurité, puis arrivent les vrais paliers de décompression à 9m, puis de longues minutes à 6 m et très longue attente à 3m.

     

    Mes potes sont autour de la corde du mouillage, moi je suis sur la corde du pendeur de l'équipement de sécurité et tout derrière eux je vois une belle tâche blanche s'avancer au gré du léger courant, est ce un sac plastique qui dérive ou...?

     

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      Ouiiiiiiiiiiii c'en est une ! Une superbe méduse bleue, pratiquement 30 cm de diamètre accompagnée de sa cohorte de petits poissons.

     

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      Rhizostoma pulmo, superbe avec ses huit bras

     

    C'est une grande méduse bleutée, dont l'ombrelle peut mesurer jusqu'à un mètre. Elle possède quatre bras qui se divisent en huit bras soudés au niveau du manubrium. Elle ne possède pas de tentacules autour de l'ombrelle.

     

    Les gonades sont bleues chez les mâles, brunes chez les femelles.

     

    Des petits poissons, comme des boops, des seriolas et des trachurus, s'abritent sous son ombrelle ou entre ses bras. Les extrémités de ses huit bras abritent des algues symbiotiques : les zooxanthelles, qui en échange de logement et de luminosité produisent de la nourriture dont les excédents non utilisés sont consommés par la méduse. 

     

    C'est une espèce peu urticante.

     

    Une variété de Rhizostoma pulmo, Rhizostoma octopus, habite l'Atlantique. Elle est assez semblable à son homologue Méditerranéenne, bien qu'à la différence de cette dernière, elle possède une couleur jaunâtre, elle est plus petite, et possède un nombre inférieure de franges. Elle est parfois considérée, avec Rhizostoma pulmo, comme une seule et même espèce.

     

    DSCN5608 [640x480]

     

      Sous le charme, je me laisse dériver un moment avec elle, les coups de flashes crépitent. Profondeur 5m environ.

     

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      par en dessous pour profiter de la lumière qui la traverse.

    On peut et je comprends, ne pas aimer les méduses et les cuisants souvenirs qu'elles laissent sur la peau des jolies baigneuses, MAIS ces êtres vivants sont de toute beauté.

     

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      Emportée par le courant, nos routes se croisent, alors, adieu la belle, vogue encore longtemps tu es magnifique.

     

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    Ce qu'en dit le wiki :

     

    Les méduses sont apparues sur Terre il y a environ 650 millions d'années pendant l'Édiacarien, bien avant les dinosaures, et figurent probablement parmi les premiers métazoaires.

     

    Les méduses font partie du compartiment planctonique. Elles passent toute leur vie en pleine eau. Elles sont composées de 97 % d'eau et de 3 % de matières sèches. Les mouvements des méduses sont lents ; elles sont entrainées par les courants marins. Presque toutes les méduses sont marines, seules de rares espèces vivent en eau douce, (env. 1 %). Une méduse est formée d'une calotte appelée ombrelle et d'un axe vertical (manubrium), fixé au centre de la face inférieure. Au bord de l'ombrelle sont attachés des filaments. La contraction des fibres musculaires de l'ombrelle propulse la méduse par bonds.

     

    Les mers arctiques abritent des méduses de 2 m de diamètre dont les filaments peuvent atteindre quarante mètres de longueur. Certaines méduses pourraient même atteindre trois mètres de diamètre, avec des filaments de dix-huit mètres (c'est le cas pour la méduse Cyanea capillata).

     

    Les méduses se reproduisent lors de leur mort (eh bè ! ) . En effet, lorsqu'une méduse est tuée elle libère ses spermatozoïdes (si c'est un mâle) et ceux-ci se dispersent dans l'océan après avoir rencontré leur équivalent femelle. Les polypes tapissent alors le fond de l'océan. Ces polypes se développent différemment en fonction de l'espèce. Certains ne peuvent se développer qu'après un demi siècle. Plus généralement, il faut qu'un changement important intervienne (ex: changement de température, d'oxygène, coup de tonnerre) pour leur permettre de libérer les méduses ainsi formées.


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